Le Sénat a entamé ce lundi l’examen du projet de loi d’urgence agricole, adopté en mai à l’Assemblée nationale. L’atmosphère est tendue : la chambre haute a intégré des dispositions que le gouvernement entend fermement retirer.
Au cœur du désaccord, la réintroduction de deux pesticides interdits — l’acétamipride et la flupyradifurone — défendue par une partie du Sénat pour des filières en difficulté comme la betterave et la noisette. La ministre de l’Environnement Monique Barbut a rejeté ces ajouts, tandis que la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a admis son « embarras ». Quelque 1 000 amendements ont été déposés, promettant de longs débats avant une commission mixte paritaire prévue mi-juillet.
Ce texte, déposé en procédure accélérée dès avril, cristallise les tensions entre souveraineté alimentaire et protection de l’environnement — un équilibre délicat à trouver avant l’été.




