À retenir
- Jeudi 5 novembre à Paris, Raphaël Glucksmann a rejoint la manifestation intersyndicale et a été accueilli par des huées à son arrivée.
- Le candidat social-démocrate à la présidentielle a répliqué qu’il se « contrefout » des militants politiques hostiles à sa présence dans le cortège.
- Le défilé parisien relie la place de la République à la place de la Nation, seul itinéraire autorisé par la préfecture de police.
- Depuis sa victoire à la primaire en octobre, il a été enfariné puis chahuté, et ses proches mettent en cause des militants insoumis.
Au sommaire
Raphaël Glucksmann a tenu à défiler. Le candidat social-démocrate à l’élection présidentielle de 2027 a rejoint jeudi 5 novembre le cortège parisien de la journée de grève interprofessionnelle, où quelques huées ont salué son arrivée, rapporte BFMTV.
Le coprésident de Place publique a répondu face aux caméras : « S’il y a des militants politiques qui sont hostiles à notre présence (…) je m’en contrefous ».
Un cortège entre République et Nation pour les salaires
La CGT, la CFDT, FO, l’UNSA et la FSU appelaient à cesser le travail ce jeudi. Leurs revendications portent sur les salaires, l’emploi, les services publics et le soutien à l’industrie.
L’intersyndicale voulait marcher de la Bastille à la Concorde, près de l’Assemblée nationale, de l’Élysée et de Matignon. La préfecture de police a interdit ce trajet, et le tribunal administratif de Paris a rejeté mercredi soir le recours des syndicats.
La manifestation se tient donc de 14 heures à 19 heures, de la place de la République à la place de la Nation par le boulevard Voltaire. La grève touche aussi les monuments : la tour Eiffel reste fermée ce jeudi, et le Louvre comme Versailles subissent des perturbations.
Raphaël Glucksmann visé depuis la primaire d’octobre
Le dimanche 11 octobre, le soir de sa victoire à la primaire, le député européen a été enfariné. Il a de nouveau été chahuté le 26 octobre, lors d’un rassemblement à Trappes, dans les Yvelines.
Son équipe a réorganisé son dispositif de sécurité sans renoncer au terrain, détaille franceinfo. « On est obligés de faire attention », y résume un membre de son entourage.
En mai 2024, alors tête de liste aux européennes, il avait déjà dû quitter le cortège du 1er-Mai à Saint-Étienne.
La France insoumise rejette les accusations du candidat
Les proches de Raphaël Glucksmann relient ces incidents à des sympathisants de La France insoumise. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon nie toute campagne organisée.
Votre argent, vos droitsVersement retraite novembre 2026 : Agirc-Arrco le lundi 2, Cnav le lundi 9 novembre→Mathilde Panot, députée LFI, retourne la critique : elle assure que les insoumis ne parlent jamais de lui et l’invite à cesser de parler de LFI.
Les salaires, sujet de la rue et de la campagne
En défilant avec les syndicats, le candidat place son début de campagne sur le terrain du pouvoir d’achat, le thème de la journée. Côté syndical, Marylise Léon réclame 100 euros nets de plus sur le Smic.
Les chiffres de participation et la suite que l’intersyndicale donnera au mouvement sont attendus après la dispersion du cortège parisien, prévue à 19 heures.
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