À retenir
- Marine Tondelier a qualifié dimanche 11 octobre sur X Raphaël Glucksmann de « celui qui fait le choix du repli »
- Le fondateur de Place publique a recueilli 79 613 voix, soit 66,13 % des suffrages, selon la commission d’organisation de la primaire
- Olivier Faure termine deuxième avec 14,48 %, devant Ségolène Royal, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj
- La primaire de la gauche unie, où Marine Tondelier devait représenter Les Écologistes, était fixée à ce même 11 octobre
Marine Tondelier a réagi dimanche 11 octobre sur X à la désignation de Raphaël Glucksmann comme candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle de 2027. La secrétaire nationale des Écologistes voit en lui « celui qui fait le choix du repli en refusant toute perspective d’alliance large de toute la gauche et des écologistes ».
Elle se dit convaincue que « le chemin de la victoire passe par le refus du clanisme et du concept des gauches irréconciliables ».
79 613 voix pour Glucksmann, 14,48 % pour Olivier Faure
Le résultat a été proclamé dimanche après 18 heures par Patrick Mennucci, président de la commission d’organisation de la primaire. Raphaël Glucksmann l’emporte dès le premier tour avec 66,13 % des suffrages exprimés.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, obtient 14,48 %. Suivent Ségolène Royal (7,62 %), Emmanuel Maurel (5,92 %) et Jérôme Guedj (5,83 %).
Le scrutin, organisé en ligne, a réuni 120 787 votants. Il avait été prolongé jusqu’à dimanche 18 heures après une cyberattaque contre la plateforme de vote, bien après le point d’étape à 71 250 votants publié samedi.
Olivier Faure a salué une « majorité très claire ».
La primaire de la gauche unie était fixée au même 11 octobre
La date donne son poids à la critique de Marine Tondelier. Annoncée le 15 novembre 2025 par Les Écologistes, L’Après et Debout!, la primaire de la gauche unie devait se tenir ce dimanche 11 octobre 2026.
Les adhérents écologistes avaient désigné leur secrétaire nationale pour les y représenter en décembre 2025, avec 86 % des voix. François Ruffin s’y était également déclaré.
Ni Place publique ni La France insoumise n’ont voulu y prendre part. Le Parti socialiste a, lui, choisi d’organiser son propre scrutin, ouvert à Raphaël Glucksmann.
Glucksmann revendique la « rupture » avec Jean-Luc Mélenchon
Le vainqueur n’a pas répondu sur le terrain de l’union. « Je serai le candidat de la rupture avec le macronisme et avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon », a-t-il déclaré dimanche soir.
« Ce soir, la bataille de France commence », a encore lancé l’eurodéputé, avant de prévenir ses soutiens : « Rien n’est gagné. »
Deux lignes se font désormais face à gauche, hors La France insoumise : celle d’un candidat social-démocrate investi par un vote, et celle des Écologistes, qui continuent de réclamer une alliance large avant le premier tour.
























