À retenir
- Mercredi 4 novembre à Nice, la femme de 36 ans a été mise en examen puis placée en détention provisoire.
- Elle est soupçonnée d’avoir menacé lundi la directrice et une enseignante de l’école Clément-Roassal avec une arme à feu et un couteau.
- Six infractions sont retenues contre elle, dont la séquestration et la tentative de meurtre visant le personnel scolaire.
- La mise en cause a déclaré avoir agi « par amour » ; l’arme de poing n’a toujours pas été retrouvée.
Au sommaire
La mère de famille soupçonnée d’avoir agressé deux membres du personnel de l’école maternelle Clément-Roassal, à Nice, est incarcérée depuis mercredi soir. Présentée à la justice le 4 novembre, cette femme de 36 ans a été mise en examen puis placée en détention provisoire, rapporte franceinfo.
Le parquet de Nice, dirigé par le procureur Damien Martinelli, avait ouvert lundi une enquête pour « tentative de meurtre d’une personne chargée d’une mission de service public ».
Six infractions retenues contre la mère d’élèves
La qualification la plus lourde porte sur des « tentatives de meurtre sur un enseignant ou membre du personnel scolaire ». S’y ajoutent l’arrestation, l’enlèvement, la séquestration ou la détention arbitraire.
Le volet armes vise la détention et le port d’une arme de catégorie B, ainsi que le port d’une arme de catégorie D. La procédure couvre aussi une détention frauduleuse de documents administratifs et une tentative d’évasion.
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La suspecte reste présumée innocente.
La directrice aurait été retenue près d’une heure
Lundi 2 novembre, la femme, mère de deux enfants scolarisés dans l’établissement, se serait présentée à l’accueil en exigeant de voir la directrice sur-le-champ. Une fois dans le bureau, elle l’aurait visée avec une arme à feu en évoquant des accusations d’agressions sexuelles.
La directrice aurait ensuite été giflée, tirée par les cheveux puis menacée avec un couteau. Une enseignante aurait elle aussi reçu une gifle et été menacée avec l’arme. La séquestration dans le bureau aurait duré près d’une heure.
Le maire de Nice, Éric Ciotti, a dénoncé une agression « d’une violence inouïe ».
La suspecte dit avoir agi « par amour »
La mise en cause affirme avoir voulu défendre son fils, après des propos que l’enfant aurait tenus au sujet d’une enseignante, selon France 3 Provence-Alpes-Côte d‘Azur. « J’ai fait ça par amour », a-t-elle déclaré.
Pour obtenir son incarcération, le parquet a fait valoir un risque de fuite et un décalage entre les faits et ses explications. Sa situation a pesé : elle a déjà été condamnée en 2019 et en 2023 pour des violences avec arme, et elle était fichée pour radicalisation.
Votre argent, vos droitsVersement retraite novembre 2026 : Agirc-Arrco le lundi 2, Cnav le lundi 9 novembre→Elle se trouvait en situation irrégulière, sous le coup d’une interdiction administrative du territoire depuis fin 2023. Son assignation à résidence avait été renouvelée cinq fois, avec une obligation de pointage quotidienne, et son passeport lui avait été retiré.
L’arme à feu reste introuvable deux jours après les faits
Un juge d’instruction conduit désormais les investigations. Les enquêteurs doivent encore localiser l’arme de poing décrite dans la procédure, qui n’a pas été saisie.
Les établissements scolaires sont au cœur d’autres procédures cette semaine. À Nantes, deux lycéens mineurs seront déférés après l’incendie du lycée Mandela.
La qualification de tentative d’homicide a aussi été retenue à Paris, où le parquet a ouvert une enquête après le jet d’un cocktail Molotov sur des gendarmes. À Nice, la mise en examen ouvre une instruction qui peut durer plusieurs mois avant un éventuel procès.
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