À retenir
- Deux élèves mineurs du lycée Nelson-Mandela de Nantes doivent être présentés à la justice jeudi 5 novembre au matin, après leur garde à vue.
- Le parquet de Nantes retient la qualification de destruction en bande organisée par un moyen dangereux pour les personnes.
- L’incendie du 1er octobre a causé au moins 2 millions d’euros de dégâts, avec cinq foyers distincts identifiés par l’expertise.
- Un troisième élève interpellé a été remis en liberté, sa garde à vue ayant été levée faute de charges formelles.
Au sommaire
Deux élèves du lycée Nelson-Mandela, sur l’île de Nantes, seront présentés à la justice jeudi 5 novembre dans la matinée. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à l’incendie qui a détruit une partie de leur établissement le 1er octobre.
Trois mineurs scolarisés dans ce lycée ont été interpellés mardi à 6 heures, selon France 3 Pays de la Loire. Le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, indique que deux d’entre eux ont admis « une partie de la matérialité des faits ».
Le parquet de Nantes vise une destruction en bande organisée
Les deux adolescents seront déférés pour « destruction en bande organisée par un moyen dangereux pour les personnes ». Le Code pénal punit ce crime de 20 ans de réclusion criminelle.
Le troisième lycéen est ressorti libre.
À ce stade, aucun des deux suspects n’est mis en examen ni jugé. Ils restent présumés innocents.
Cinq départs de feu relevés par l’expertise judiciaire
L’expert incendie a retrouvé cinq foyers distincts et des traces de produits accélérants d’origine pétrolière. Pour le parquet, ces éléments montrent une action délibérée et une coordination entre les auteurs.
D’après ICI Loire Océan, l’exploitation des téléphones aurait situé les suspects devant l’entrée vers l’heure où conteneurs et mobilier urbain y étaient entassés. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux les montreraient le visage dissimulé sous une cagoule.
Un internat occupé et 2 millions d’euros de dégâts
Le matin du 1er octobre, des individus cagoulés ont obstrué l’accès principal avec des poubelles et du mobilier urbain, puis y ont mis le feu. Ils ont aussi lancé des pavés vers les vitrages du hall d’accueil.
Le réfectoire, la toiture et ses panneaux photovoltaïques ont été touchés, tout comme plusieurs chambres de l’internat où des élèves se trouvaient encore. Le montant des dommages atteint au moins 2 millions d’euros.
Votre argent, vos droitsVirement Caf du 5 novembre : les vrais montants maximum, aide par aide→Ce jour-là, des blocages d’établissements avaient lieu dans plusieurs villes de France. L’accueil des élèves en présentiel à Mandela a ensuite été repoussé de plusieurs semaines, et les cours ont été réorganisés. La mobilisation lycéenne s’est poursuivie ailleurs, comme lors du blocus du lycée Ampère à Lyon levé par des CRS lundi.
D’autres interpellations restent possibles dans l’enquête nantaise
Le procureur a laissé entendre que d’autres personnes pourraient être interpellées. Après le défèrement de jeudi, le magistrat saisi du dossier décidera d’une éventuelle mise en examen et des mesures prises à l’égard des deux lycéens.
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