À retenir
- Né en 1978 à Épinay-sur-Seine, Édouard Geffray est ministre de l’Éducation nationale depuis le 12 octobre 2025, dans le gouvernement de Sébastien Lecornu
- Énarque, ancien du Conseil d’État et de la CNIL, il a dirigé l’enseignement scolaire de 2019 à 2024 sous Jean-Michel Blanquer
- Il fait face à la mobilisation lycéenne partie de Créteil le 17 septembre, qui a conduit à l’annonce du remplacement de Parcoursup en 2028
- Jeudi 29 octobre, il a reconnu que le gouvernement « aurait certainement dû être plus rapide »
Au sommaire
Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale depuis le 12 octobre 2025, est l’interlocuteur du gouvernement face à la mobilisation des lycéens. Né en 1978 à Épinay-sur-Seine, ce haut fonctionnaire sans étiquette politique n’a jamais été candidat à une élection.
Il a reconnu jeudi 29 octobre que le gouvernement « aurait certainement dû être plus rapide » face à la colère lycéenne. La veille, Emmanuel Macron avait appelé à la reprise des cours lundi et à ce que « le calme revienne ».
Un énarque d’Épinay-sur-Seine passé par le Conseil d’État et la CNIL
Édouard Geffray fait ses classes préparatoires au lycée Fénelon, à Paris, puis obtient une maîtrise d’histoire économique à la Sorbonne. Il passe par Sciences Po Paris, avant d’entrer à l’ENA, dans la promotion Romain Gary (2003-2005).
Il rejoint le Conseil d’État en 2005, où il devient notamment rapporteur public jusqu’en 2012.
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du jeudi 29 octobreÀ la une : Channel 4 arrive sur Disney+Lire l’édition →Il passe ensuite à la CNIL, l’autorité de protection des données personnelles. Il y dirige les affaires juridiques et internationales, puis en devient secrétaire général de 2012 à 2017.
En 2017, il est brièvement directeur de cabinet de François Bayrou, alors ministre de la Justice, pendant quelques semaines.
De la direction des ressources humaines à la Dgesco entre 2017 et 2024
À partir de septembre 2017, il dirige les ressources humaines du ministère de l’Éducation nationale. Le Conseil des ministres le nomme directeur général de l’enseignement scolaire le 24 juillet 2019, sous Jean-Michel Blanquer.
Il occupe ce poste jusqu’en 2024 et pilote notamment la mise en œuvre des programmes, dont la réforme du baccalauréat.
Il revient à la tête du ministère en octobre 2025, en succédant à Élisabeth Borne. Il est le septième titulaire du poste depuis 2022.
La mobilisation partie du lycée Saint-Exupéry de Créteil le 17 septembre
Le mouvement naît le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry, à Créteil, avant de gagner le pays. Les élèves dénoncent des professeurs non remplacés, des classes surchargées, des bâtiments dégradés et Parcoursup.
Votre argent, vos droitsLoyers : l’IRL paraît le 15 octobre, base 145,77, calculez votre hausse maximale→Auditionné par le Sénat le 14 octobre, Édouard Geffray a jugé les revendications « audibles » dès le départ. Il a estimé que les violences avaient dénaturé le mouvement.
Il a chiffré à 5,9 % la part des heures non remplacées en 2025-2026, contre 8,5 % l’année précédente. Une consultation sur les lycées, close le 23 octobre, avait alors reçu plus de 90 000 contributions, dont environ 60 % sur l’état des bâtiments.
Parcoursup remplacé en 2028, une manifestation prévue le 31 octobre
Le gouvernement a annoncé le 26 octobre le remplacement de la plateforme pour la campagne 2028, avec des refus expliqués dès 2027. Parcoursup remplacé en 2028 : le calendrier des changements dès 2027 est détaillé dans notre article dédié.
Le même jour, Sébastien Lecornu avait reçu les organisations lycéennes à Matignon avant les annonces des ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.
Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 31 octobre à Paris. Édouard Geffray doit désormais convaincre que ces annonces suffisent à ramener les élèves en classe.
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