À retenir
- Mardi 27 octobre 2026, la direction du BHV Marais annonce avoir demandé son placement en redressement judiciaire
- Elle invoque des difficultés de trésorerie et vise son bailleur, qui n’aurait pas versé des indemnités prévues
- Une audience devant le tribunal des activités économiques de Paris était déjà fixée au vendredi 30 octobre
- Les créances des clients, cartes cadeaux comprises, se déclarent dans un délai de deux mois si la procédure est ouverte
Au sommaire
Le BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire. La direction du grand magasin parisien l’a annoncé mardi 27 octobre dans un communiqué, en invoquant des difficultés de trésorerie après plusieurs mois de revers.
Elle met en cause le propriétaire des murs, qui n’aurait pas versé les indemnités prévues en échange de la restitution d’une partie des surfaces.
Le BHV Marais invoque des difficultés de trésorerie
Dans son communiqué, la direction affirme vouloir sécuriser son plan de relance et préserver l’activité et l’emploi. Un redressement judiciaire n’est pas une liquidation : l’activité se poursuit pendant une période d’observation, sous le contrôle du tribunal.
Le magasin de la rue de Rivoli, ouvert en 1856, a vu son modèle bouleversé ces derniers mois : arrivée de Shein, vente des murs à Brookfield Asset Management, cession du fonds de commerce par la SGM.
Karl-Stéphane Cottendin vise les indemnités du bailleur
Le président, Karl-Stéphane Cottendin, à la tête du magasin depuis juin 2026, reproche au bailleur de ne pas avoir versé les indemnités prévues contre la restitution de la moitié des murs.
Selon L’Essentiel de l’Éco, le dirigeant évoquait mi-octobre une indemnité de 27,5 millions d’euros, dont près de 23 millions resteraient dus. La version du bailleur n’est pas détaillée dans le communiqué.
L’audience du 30 octobre devant le tribunal des activités économiques
Selon le même média, une audience était fixée au vendredi 30 octobre devant le tribunal des activités économiques de Paris, l’ancien tribunal de commerce. Elle avait été reportée à la demande des avocats du magasin, après une première date au 18 septembre.
Le tribunal n’est pas tenu de statuer le jour même. Il peut ouvrir une procédure, la refuser ou renvoyer l’examen. À l’heure où nous publions, aucune fermeture du magasin n’a été annoncée.
Cartes cadeaux et commandes : déclarer sa créance en cas de jugement
Si le redressement est ouvert, les sommes payées avant le jugement pour une commande non livrée, un bon d’achat ou une carte cadeau deviennent des créances à déclarer au mandataire judiciaire. Le délai est de deux mois à compter de la publication du jugement au Bodacc, selon le Code de commerce.
Conservez tickets, factures, bons d’achat et cartes cadeaux. Les achats réglés après le jugement relèvent en principe d’une autre catégorie de créances, payées en priorité.
La suite dépend du tribunal : nous mettrons l’article à jour dès que la décision sera connue.










