À retenir
- Dimanche 25 octobre en début d’après-midi, une femme a été touchée au visage et à une jambe par des plombs de chasse à l’Île-d’Yeu, selon ICI
- Les gendarmes ont identifié deux hommes qui chassaient dans le secteur, et ils reconnaissent avoir tiré en direction du ciel
- Une procédure judiciaire est ouverte pour établir les circonstances et les conditions de sécurité des tirs
- Selon l’OFB, 10 des 92 victimes d’accidents de la saison 2025-2026 n’étaient pas des chasseurs
Une femme a été touchée au visage et à une jambe par des plombs de chasse, dimanche 25 octobre en début d’après-midi, à l’Île-d’Yeu (Vendée), selon Seven Radio. ICI, ex-France Bleu, rapporte les mêmes faits.
Deux chasseurs ont reconnu avoir tiré vers le ciel
La victime s’est rendue à la brigade de gendarmerie locale pour déposer plainte aussitôt. Les gendarmes ont ensuite identifié et localisé deux hommes qui chassaient dans le secteur.
Entendus, ils ont admis avoir tiré en direction du ciel peu avant les faits. Les plombs seraient retombés sur la femme, d’après ICI.
La gravité des blessures n’a pas été précisée. L’âge de la victime et d’éventuelles mesures de garde à vue ne le sont pas non plus.
Dix non-chasseurs parmi les 92 victimes de la saison dernière
L’Office français de la biodiversité (OFB) a recensé 92 accidents de chasse pendant la saison 2025-2026, dont quatre mortels, dans son dernier bilan annuel.
Dix victimes n’étaient pas des chasseurs, soit 11 %, dont quatre accidents graves. Aucune n’est décédée, pour la quatrième saison consécutive.
Le total reste sous la moyenne observée sur vingt ans, qui est de 128 accidents par an. Avec quatre décès contre onze la saison précédente, le nombre d’accidents mortels est le plus bas jamais enregistré.
L’OFB compte comme accident toute blessure corporelle. Les dommages matériels sans blessé sont traités à part, sous le terme d’incidents.
Le bilan ne détaille pas les cas de plombs retombés après un tir en l’air.
La procédure judiciaire doit fixer les responsabilités
Une procédure judiciaire a été ouverte afin de reconstituer le déroulé exact de l’accident et de déterminer les responsabilités pénales. Elle porte aussi sur les conditions de sécurité dans lesquelles les coups de feu ont été tirés.
Aucune qualification pénale n’a été communiquée à ce stade. Les deux chasseurs sont présumés innocents tant que l’enquête n’a pas conclu.
L’état de santé de la victime et les suites données à sa plainte restent à confirmer.










