À retenir
- BFMTV a répliqué dimanche 25 octobre aux reproches de LFI sur des propos « racistes » tenus à l’antenne, rapporte franceinfo.
- Samedi 24 octobre, des journalistes de la chaîne ont été pris à partie lors d’un rassemblement d’hommage aux victimes à Trappes (Yvelines).
- Les sections SNJ et CGT de RMC-BFM dénoncent de leur côté une banalisation de l’extrême droite à l’antenne.
Au sommaire
BFMTV parle d’une « campagne de dénigrement publique » : la chaîne a réagi dimanche 25 octobre aux accusations de La France insoumise, qui lui reproche de faire prospérer le racisme dans le sillage de l’attaque de Trappes.
Mélenchon interpelle BFMTV porte d’Italie
Le conflit s’est cristallisé samedi, en marge de la manifestation du 24 octobre à Paris. Selon Puremédias, Jean-Luc Mélenchon a lancé à un journaliste de la chaîne, porte d’Italie : « Et vous, BFM, commencez à vous calmer sur les remarques racistes de toutes sortes, parce que ça commence à bien faire ! »
Le lendemain, BFMTV a rejeté ces accusations en employant les mots de « campagne de dénigrement publique ».
Des équipes prises à partie à Trappes samedi
L’épisode le plus tendu s’est joué à Trappes, au lendemain de l’attaque. D’après Puremédias, une vidéo diffusée sur les réseaux montre des journalistes de BFMTV quitter le rassemblement sous la pression d’un groupe. Des personnes leur ont crié « Honte à vous, vous avez du sang sur les mains ! » et « Cassez-vous ! ».
La société des journalistes de BFMTV a condamné ces agressions sur X et jugé « inacceptable » de travailler dans la crainte d’une agression sur le terrain. La direction a fait état d’autres incidents à Paris lors des manifestations du 24 octobre, qui « mettent en danger la sécurité des journalistes ».
Les syndicats de RMC-BFM visent la place de l’extrême droite
Dans un communiqué, le syndicat SNJ et la CGT de RMC-BFM dénoncent une normalisation du discours d’extrême droite à l’antenne, qu’ils relient à la montée du racisme dans la société. Ils affirment que des propos tenus sur BFMTV et LCI n’ont suscité aucune réaction de la direction ni aucune contradiction des présentateurs.
Ils recensent aussi quatre équipes de tournage agressées, physiquement ou verbalement, à Paris, Marseille et Trappes les 23 et 24 octobre.
Après la déprogrammation de Zemmour, un débat qui continue
La chaîne avait déjà déprogrammé Éric Zemmour samedi à 21 h, au lendemain de l’attaque.
Le débat sur le traitement médiatique des faits se prolonge alors que des rassemblements en hommage aux victimes sont annoncés lundi dans plusieurs villes. On ne sait pas encore si LFI maintiendra ses accusations ni si la chaîne détaillera sa réponse.










