À retenir
- Une femme de 21 ans est morte dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre dans un appartement de la rue Ginette-Watelle, à Dijon
- Sa mère, âgée de 60 ans, souffre de graves blessures à la tête et aux bras, avec un pronostic vital engagé selon le parquet
- Le fils de la famille, 24 ans, frère de la victime, avait quitté les lieux avant l’arrivée de la police et reste recherché
- Le parquet de Dijon a ouvert une enquête pour meurtre et tentative de meurtre sur ascendant, confiée à la police judiciaire
Une femme de 21 ans a été tuée dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre dans un appartement de la rue Ginette-Watelle, à Dijon (Côte-d’Or). Sa mère, âgée de 60 ans, a été grièvement blessée, a indiqué le procureur de la République de Dijon, Arnaud Viornery.
Le fils de la famille, âgé de 24 ans, est activement recherché. Il avait quitté l’appartement avant l’arrivée des policiers.
Les secours appelés vers 3 heures rue Ginette-Watelle
L’alerte a été donnée vers 3 heures pour de graves violences intrafamiliales, selon le procureur. La jeune femme était en arrêt cardiaque à l’arrivée des secours.
Elle n’a pas pu être réanimée. Son décès a été constaté à 3 h 52.
La mère présentait des blessures graves, notamment à la tête et aux membres supérieurs. Elle a été transportée à l’hôpital de Dijon, avec un pronostic vital engagé.
Une barre de traction portant des traces de sang a été découverte dans l’appartement. D’après les premières constatations, les deux femmes auraient été frappées avec un objet métallique.
Le logement se trouve près du quartier Montmuzard, précise ICI Bourgogne.
La police judiciaire de Dijon chargée de l’enquête
Le parquet de Dijon a ouvert une enquête de flagrance pour meurtre et tentative de meurtre sur ascendant. Les investigations sont confiées à la police judiciaire de Dijon.
Une magistrate du parquet s’est rendue sur place dans la nuit. Une autopsie doit établir les causes exactes du décès.
Le frère de la victime est soupçonné à ce stade de l’enquête et reste présumé innocent. À l’heure où nous publions, aucune interpellation n’a été annoncée.
La mention « sur ascendant » vise l’agression de la mère
La circonstance aggravante retenue concerne la mère. Le Code pénal punit le meurtre d’un ascendant de la réclusion criminelle à perpétuité (article 221-4), et la tentative est punie des mêmes peines que le crime lui-même (article 121-4).
Le meurtre sans circonstance aggravante est puni de trente ans de réclusion criminelle (article 221-1).
Ces qualifications restent provisoires. Elles peuvent évoluer au fil de l’enquête et de l’éventuelle information judiciaire.










