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À retenir
- Né en 1973 à Levallois-Perret, de famille malienne, Bally Bagayoko a grandi à Saint-Denis et y est élu local depuis 2001
- Il a gagné la mairie le 15 mars 2026 dès le premier tour, avec 50,77 % des voix, face au socialiste sortant Mathieu Hanotin
- Ancien basketteur et cadre à la RATP, il est le premier maire LFI d’une commune de plus de 100 000 habitants
- Il soutient la mobilisation lycéenne et dénonce, ce samedi, les interdictions de manifester
Au sommaire
Bally Bagayoko, maire insoumis de Saint-Denis depuis le 21 mars 2026, est devenu cet automne l’un des élus les plus exposés de la mobilisation lycéenne. Samedi, jour de nouvelle mobilisation, il a jugé sur BFMTV qu’« interdire les mobilisations, c’est taire les revendications ».
Un enfant de Franc-Moisin passé par le basket et la RATP
Bally Bagayoko est né en 1973 à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, de parents d’origine malienne. Il a grandi à Saint-Denis, dans le quartier de Franc-Moisin, et n’a presque jamais quitté la ville.
Diplômé de géopolitique de l’université Paris-VIII, il a d’abord joué au basket à un niveau semi-professionnel, puis entraîné le club de Saint-Denis Union Sports. Avant son élection, il était aussi cadre à la RATP.
Conseiller municipal dès 2001, battu à la mairie en 2020
Il entre au conseil municipal de Saint-Denis en 2001, dans l’équipe de l’ancien maire communiste Patrick Braouezec, et devient adjoint au maire. Il se rapproche du Front de gauche en 2012, puis rejoint La France insoumise.
À lire aussi
Candidat LFI à la mairie en 2020, il recueille 18,04 % des voix au premier tour et est éliminé.
Maire dès le premier tour face à Mathieu Hanotin
Le 15 mars 2026, Bally Bagayoko est élu maire de Saint-Denis avec 50,77 % des voix au premier tour, devant le maire socialiste sortant Mathieu Hanotin. Il devient le premier maire LFI d’une commune de plus de 100 000 habitants. Il prend ses fonctions le 21 mars.
Écoles, logement et jeunesse dominent ses premiers mois. En août, il a annoncé la gratuité des fournitures scolaires dans les écoles primaires de la ville dès la rentrée 2026.
Le 6 octobre, au milieu du cortège lycéen à Paris
Le 28 septembre, il visite le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis et juge légitimes les revendications des élèves. Le 6 octobre, il rejoint à Paris le cortège de lycéens parti de la place de la République vers la Nation.
Selon son récit, il s’interpose entre des policiers et des élèves et reçoit des gaz lacrymogènes. « Je préfère que ça m’arrive à moi plutôt qu’à des enfants », dit-il. Le gouvernement accuse des élus LFI d’alimenter le mouvement, ce que Bally Bagayoko rejette.
Vendredi, Emmanuel Macron a promis une refonte de Parcoursup après avoir reçu les représentants lycéens à l’Élysée, à la veille de la journée de mobilisation de ce samedi.
Une plainte pour emploi fictif à la RATP visant le maire
En août, l’association AC !! Anti-Corruption a déposé une plainte contre X devant le parquet national financier, après une enquête du Canard enchaîné sur un possible cumul de ses fonctions d’élu avec un poste à la RATP avant son élection. Les faits ne sont pas établis, et le maire s’est dit « serein ». Le détail figure dans notre article sur la plainte pour corruption déposée contre le maire LFI de Saint-Denis.
Reste l’échéance qui concerne le plus directement ses administrés : les premières annonces de Matignon après la consultation des lycéens sont attendues fin octobre.










