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Rupture conventionnelle et chômage : 15 mois au lieu de 18 depuis le 1er septembre

Depuis le 1er septembre 2026, une rupture conventionnelle ouvre 15 mois de chômage au plus avant 55 ans, 20,5 mois ensuite. Le calcul en euros et les démarches à faire.

JournalistePublié le
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Rupture conventionnelle et chômage : 15 mois au lieu de 18 depuis le 1er septembre
Photo : RDNE Stock project / Pexels

Article rédigé avec l’intelligence artificielle, sous la responsabilité de la rédaction. En savoir plus

À retenir

  • Pour un contrat rompu à partir du 1er septembre 2026, la rupture conventionnelle ouvre au plus 15 mois d’ARE avant 55 ans, contre 18 mois, selon service-public.gouv.fr
  • En métropole, la durée maximale passe de 27 à 20,5 mois à partir de 57 ans, soit 6,5 mois d’allocation en moins
  • Avec 2 400 € brut de salaire mensuel, la perte atteint environ 4 050 € brut avant 55 ans, selon le calcul de la rédaction
  • La règle vise la fin effective du contrat de travail, pas la date de signature de la convention
Au sommaire
  1. Combien de mois d’ARE en moins selon l’âge depuis le 1er septembre 2026 ?
  2. Que perd-on en euros avec un salaire de 2 400 € brut par mois ?
  3. La règle du 1er septembre 2026 vise-t-elle la signature ou la fin du contrat ?
  4. Quel différé avec 10 000 € d’indemnité supra-légale en 2026 ?
  5. Vos questions sur la rupture conventionnelle et le chômage

Les salariés dont le contrat est rompu par rupture conventionnelle à partir du 1er septembre 2026 perçoivent l’allocation chômage pendant 15 mois au maximum avant 55 ans, au lieu de 18 mois, selon service-public.gouv.fr. À partir de 57 ans, la durée maximale tombe de 27 à 20,5 mois en métropole.

La baisse découle de la loi du 11 juin 2026, qui transpose un avenant du 25 février 2026 à l’accord des partenaires sociaux du 10 novembre 2023. La page du service public, mise à jour le 2 septembre 2026, ne signale aucun autre changement de montant ou de condition.

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Le calendrier mensuel, lui, s’applique comme pour tous les allocataires : l’actualisation s’ouvre le 28 et se clôt le 15, comme le détaillent les dates de paiement de l’allocation chômage versée par France Travail.

Combien de mois d’ARE en moins selon l’âge depuis le 1er septembre 2026 ?

Les durées maximales d’indemnisation en métropole dépendent de l’âge du salarié. Le tableau reprend les chiffres de service-public.gouv.fr.

ÂgeAvantDepuis le 1er septembre 2026
Moins de 55 ans18 mois15 mois
55 à 56 ans22,5 mois20,5 mois
57 ans et plus27 mois20,5 mois

Les 57 ans et plus subissent la plus forte baisse, avec 6,5 mois d’allocation en moins.

Les conditions d’ouverture de droits restent celles rappelées par l’Unédic : 130 jours ou 910 heures travaillés sur les 24 derniers mois, ou sur 36 mois à partir de 55 ans.

Que perd-on en euros avec un salaire de 2 400 € brut par mois ?

Prenons un cas simple, présenté comme une estimation de la rédaction : un salarié de 50 ans, payé 2 400 € brut par mois pendant 24 mois, sans prime ni temps partiel.

Son salaire journalier de référence ressort à environ 78,90 €, soit 57 600 € divisés par 730 jours.

France Travail retient le montant le plus favorable : 40,4 % de ce salaire plus 13,18 € de partie fixe, soit 45,06 €, ou 57 % du salaire, soit 44,98 €. L’allocation atteint donc 45,06 € brut par jour, environ 1 350 € par mois de 30 jours.

Ces paramètres sont ceux publiés par France Travail au 1er juin 2026, avec une allocation minimale de 32,13 € par jour. Vérifiez les valeurs en vigueur sur francetravail.fr au moment de votre demande.

Avec 15 mois au lieu de 18, la perte atteint environ 4 050 € brut, soit 3 mois de 30 jours à 45,06 €. À 58 ans, pour le même salaire, passer de 27 à 20,5 mois retire environ 8 800 € brut.

Ces sommes s’entendent avant prélèvements. Seul le simulateur de France Travail donne le montant exact de votre dossier.

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Cette réduction ne touche que les ruptures conventionnelles : l’Unédic n’a annoncé aucune baisse d’allocation, mais la ponction de 2 milliards d’euros prévue par l’État en 2027 pèse sur ses comptes.

La règle du 1er septembre 2026 vise-t-elle la signature ou la fin du contrat ?

Elle vise la fin du contrat. D’après service-public.gouv.fr, les nouvelles durées s’appliquent aux salariés dont le contrat est effectivement rompu à partir du 1er septembre 2026.

Concrètement, une convention signée en juillet dont la fin de contrat tombe le 31 août reste aux anciennes durées, alors qu’une fin de contrat fixée au 30 novembre relève des nouvelles. C’est notre lecture de la règle, et la page du service public précise que des textes d’application restaient en attente.

Dans tous les cas, la date de fin de contrat inscrite dans la convention est celle à faire confirmer par France Travail.

Quel différé avec 10 000 € d’indemnité supra-légale en 2026 ?

Une indemnité supérieure au minimum légal retarde le premier versement : c’est le différé spécifique. Dans une fiche mise à jour le 5 octobre 2026, l’Unédic divise le montant des indemnités supra-légales par 111,8 en 2026.

Pour 10 000 €, le calcul donne environ 90 jours (10 000 ÷ 111,8 = 89,5), auxquels s’ajoute un délai d’attente de 7 jours. La première allocation arrive donc après environ 97 jours.

Le différé est plafonné à 150 jours calendaires, ou 75 jours en cas de motif économique. Le plafond joue dès 16 770 € d’indemnité supra-légale, soit 150 fois 111,8.

Ce que vous devez faire

  1. Faites inscrire dans la convention une date de fin de contrat dont vous connaissez l’effet : à partir du 1er septembre 2026, 15 mois maximum avant 55 ans.
  2. Simulez votre allocation sur francetravail.fr avant de signer.
  3. Demandez à l’employeur le détail des indemnités supra-légales, puis divisez-les par 111,8 pour estimer le différé.
  4. Inscrivez-vous à France Travail dès la fin du contrat, au plus tard dans les 12 mois.
  5. Actualisez-vous chaque mois, du 28 au 15 : pour octobre 2026, l’actualisation ouvre le 28 octobre et ferme le 15 novembre.

Vos questions sur la rupture conventionnelle et le chômage

Les départements d’outre-mer sont-ils concernés ?

Oui, hors Mayotte. D’après service-public.gouv.fr, la durée passe de 24 à 20 mois avant 55 ans et de 36 à 30 mois à partir de 57 ans ; les 55-56 ans restent à 30 mois.

Un salarié de 56 ans perd-il autant qu’un salarié de 58 ans ?

Non. À 56 ans, la durée passe de 22,5 à 20,5 mois en métropole, soit 2 mois de moins. À 58 ans, elle passe de 27 à 20,5 mois, soit 6,5 mois de moins.

Faut-il s’inscrire à France Travail dès la fin du contrat ?

Oui, l’inscription est obligatoire dans les 12 mois suivant la perte d’emploi, rappelle l’Unédic. Une inscription avant la fin d’un différé fait courir le délai d’attente de 7 jours juste après lui ; sinon, il part de la date d’inscription.

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