Rupture conventionnelle : le chômage réduit de 2 à 6,5 mois, vérifiez

Stéphane Larue
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Stéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Depuis le 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation chômage après une rupture conventionnelle individuelle diminue de 2 à 6,5 mois selon l’âge du salarié, selon l’Unédic. Concrètement, un salarié de moins de 55 ans dont la fin de contrat intervient à partir de cette date ne peut plus toucher que 15 mois d’allocations maximum, contre 18 mois auparavant.

L’essentiel

  • Durée max ramenée à 15 mois pour les moins de 55 ans, 20,5 mois pour les 55 ans et plus
  • Seule la date de fin de contrat compte, pas la date de signature de la convention
  • La rupture conventionnelle collective n’est pas concernée
  • Une prolongation reste possible dès 55 ans, sur demande à France Travail

Ce qui change exactement

La réforme découle de l’avenant n°2 à la convention d’assurance chômage du 15 novembre 2024, signé le 10 avril 2026 et agréé par arrêté du 19 juin 2026, selon l’Unédic. Elle ne touche que les salariés en rupture conventionnelle individuelle.

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En France métropolitaine, la durée maximale d’indemnisation passe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, soit une baisse de 3 mois, selon le site officiel Code du travail numérique (publication du 10 juillet 2026). Pour les 55-56 ans, elle passe de 22,5 à 20,5 mois (-2 mois). Pour les 57 ans et plus, la baisse est la plus forte : de 27 à 20,5 mois, soit -6,5 mois.

En outre-mer, hors Mayotte, les durées restent plus longues mais baissent aussi pour les moins de 55 ans (20 mois, -4 mois) et les 57 ans et plus (30 mois, -6 mois). Les 55-56 ans y conservent une durée inchangée de 30 mois.

Qui est concerné

La nouvelle grille s’applique aux allocataires dont la fin de contrat fixée par la convention de rupture intervient à compter du 1er septembre 2026, précise l’Unédic. Une rupture conventionnelle signée avant cette date mais dont la fin de contrat tombe après reste concernée.

Âge à la fin du contratDurée max (métropole)Durée max (outre-mer, hors Mayotte)
Moins de 55 ans15 mois20 mois
55 ans et plus20,5 mois30 mois

Ne sont pas concernés : les salariés visés par une rupture conventionnelle collective, dont le régime d’indemnisation reste inchangé, ni ceux dont la fin de contrat a eu lieu avant le 1er septembre 2026.

Le même train de mesures modifie aussi, depuis la même date, l’accès au maintien des droits à la retraite pour les générations 1964 à 1968 et les conditions de second versement de l’Arce pour les créateurs de Scop, toujours selon l’Unédic.

Comment vérifier sa situation, étape par étape

  1. Relire la convention de rupture et repérer la date de fin de contrat de travail — c’est elle qui détermine la règle applicable, pas la date de signature.
  2. Comparer cette date au 1er septembre 2026. Avant : les anciennes durées s’appliquent. À partir de cette date : les nouvelles durées, réduites, s’appliquent.
  3. Simuler son allocation sur le site officiel de France Travail pour connaître le montant journalier et la durée exacte selon son propre salaire de référence.
  4. Si vous avez 55 ans ou plus, noter que la durée maximale de 20,5 mois n’est pas définitive : une prolongation peut être demandée à France Travail selon les efforts de recherche d’emploi fournis.
  5. En cas de doute sur son dossier, contacter directement son conseiller France Travail avant de signer ou de finaliser la date de fin de contrat.

Pour les salariés qui envisagent une reconversion pendant cette période d’indemnisation réduite, notre guide sur comment financer sa formation avec le CPF et les autres aides détaille les dispositifs mobilisables.

Les erreurs à éviter

Confondre la date de signature de la convention et la date de fin de contrat. Une rupture signée en juillet 2026 mais dont la fin de contrat est fixée au 15 septembre 2026 relève bien des nouvelles règles.

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Croire que la rupture conventionnelle collective est concernée. Elle ne l’est pas : seule l’individuelle change.

Oublier que Mayotte ne bénéficie pas du régime outre-mer bonifié applicable aux autres territoires ultramarins.

Attendre passivement sans simuler son allocation. Le montant journalier dépend du salaire de référence, pas seulement de la durée maximale théorique : deux salariés du même âge peuvent toucher des sommes très différentes.

Pour estimer précisément le montant de son allocation journalière, notre article sur le calcul de l’indemnité chômage après une perte d’emploi détaille la méthode de calcul.

Questions fréquentes

Une rupture conventionnelle signée avant le 1er septembre 2026 mais avec une fin de contrat après cette date est-elle concernée ?

Oui. Selon l’Unédic, c’est la date de fin de contrat fixée par la convention qui détermine la règle applicable, pas la date de signature de l’accord.

Les ruptures conventionnelles collectives sont-elles concernées par cette baisse ?

Non. La réforme ne vise que la rupture conventionnelle individuelle. Le régime d’indemnisation des ruptures conventionnelles collectives n’est pas modifié.

Peut-on prolonger son indemnisation après 55 ans une fois les 20,5 mois écoulés ?

Oui, une prolongation reste possible sur demande auprès de France Travail, sous réserve de justifier des efforts de recherche d’emploi engagés pendant la période d’indemnisation.

Pour les salariés proches de la retraite concernés par ces nouvelles durées, un bilan de compétences peut aussi aider à sécuriser une transition professionnelle : notre guide sur comment se faire financer un bilan de compétences explique la marche à suivre. Pour l’ensemble des aides à l’emploi, à la formation et à la retraite, consultez aussi notre guide emploi, retraite et formation 2026.

Sources : Unédic, « Assurance chômage : ce qui change le 1er septembre 2026 » (unedic.org) ; Code du travail numérique, « Rupture conventionnelle et chômage : les nouvelles durées d’indemnisation à partir du 1er septembre 2026 », publié le 10 juillet 2026 (code.travail.gouv.fr) ; avenant n°2 à la convention d’assurance chômage du 15 novembre 2024, signé le 10 avril 2026 et agréé par arrêté du 19 juin 2026.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.