À retenir
- Des tracteurs de la Coordination rurale coupent depuis 5 h 30, lundi 19 octobre, l’A47 au pont de Givors (Rhône), dans les deux sens
- Le blocage était annoncé jusqu’à 17 h environ, avec une vingtaine d’engins sur place et une cinquantaine d’agriculteurs
- Entre Saint-Étienne et Lyon, les déviations passent par les départementales puis l’A450 via Brignais
- La préfecture du Rhône a demandé de laisser une voie ouverte dans chaque sens
La Coordination rurale a bloqué lundi 19 octobre le pont de l’A47 à Givors, au sud de Lyon : l’autoroute est fermée dans les deux sens, selon la DIR Centre-Est.
Les premiers tracteurs étaient en place dès 5 h 30, à hauteur de l’échangeur de Chasse-sur-Rhône, d’après Lyon Mag.
Jusqu’à 40 minutes pour 1,3 km entre la gare de Givors et le pont
Les bouchons se sont formés entre Givors et Chasse-sur-Rhône dès le début de matinée. Vers 7 h 30, il fallait environ 40 minutes pour parcourir les 1,3 km qui séparent la gare de Givors du pont. Le centre-ville de Givors était lui aussi saturé.
La préfecture du Rhône a demandé aux manifestants de laisser au moins une voie ouverte dans chaque sens. Les comptes rendus disponibles ne disent pas si cette consigne a été suivie : à 8 h 45, la circulation restait entièrement coupée.
Une vingtaine de tracteurs devaient rester sur place jusqu’à 17 h environ. Des artisans pouvaient rejoindre le mouvement dans la journée, et des agriculteurs du Vaucluse étaient attendus.
Saint-Étienne–Lyon : départementales puis A450 par Brignais
Les automobilistes venant de Saint-Étienne sont invités à emprunter les départementales puis l’A450 via Brignais. Depuis Lyon, l’itinéraire passe par le boulevard urbain sud et l’A450 pour rejoindre Saint-Étienne.
Ces conseils figurent dans les comptes rendus de la matinée et peuvent évoluer si le blocage est levé ou déplacé. Mieux vaut vérifier l’état du trafic avant de prendre la route.
« Des prix, pas des primes ! » : l’action maintenue malgré les violences de Lyon
Le mot d’ordre de la journée est « Des prix, pas des primes ! ». Les agriculteurs, venus du Rhône, de la Loire et de l’Isère, dénoncent la baisse de leurs revenus, la hausse de leurs coûts et une concurrence étrangère qu’ils jugent déloyale. Ils estiment insuffisant le plan d’aide d’urgence du gouvernement.
L’action était préparée depuis plus d’un mois. Serge Genevay, président de la Coordination rurale du Rhône, a indiqué que le syndicat s’était interrogé sur son maintien après les pillages qui ont touché 150 à 200 commerces à Lyon samedi. « Nous nous sommes posés la question de maintenir la manifestation aujourd’hui ou non », a-t-il déclaré.
Le syndicat a demandé à rencontrer sur place le préfet de région, Etienne Guyot. Les services de l’État ont répondu que « la priorité est de gérer les sujets d’ordre public et de sécurité » et proposé de recevoir une délégation dans la journée.
À l’heure où nous publions, la levée du blocage n’a pas été confirmée.





























