Hélène Hazera, voix de France Culture et plume de Libération, est morte à 74 ans

Journaliste à Libération de 1978 à 1999, productrice de « Chanson Boum » sur France Culture, figure d'Act Up-Paris et du militantisme trans, elle est morte à l'âge de 74 ans.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
3 min de lecture
Hélène Hazera, voix de France Culture et plume de Libération, est morte à 74 ans
Photo : Andrea Nonni / Pexels

À retenir

  • L’association STOP homophobie annonce son décès dans un hommage publié lundi 5 octobre 2026
  • Elle est restée à Libération de 1978 à 1999, d’abord chroniqueuse télévision, puis spécialiste de la chanson francophone
  • Elle a produit « Chanson Boum », rendez-vous nocturne du vendredi, et reçu un prix de la Scam en 2020
Au sommaire
  1. Libération de 1978 à 1999, puis les nuits de France Culture
  2. Du FHAR à Act Up-Paris, un engagement pour les personnes trans et séropositives
  3. Un documentaire sorti le 1er avril 2026 racontait son parcours
  4. Ni le lieu ni la cause du décès n’ont été communiqués

La journaliste et productrice Hélène Hazera est morte à 74 ans, selon l’hommage publié lundi 5 octobre par l’association STOP homophobie. Elle avait été l’une des voix de la nuit sur France Culture.

Libération de 1978 à 1999, puis les nuits de France Culture

Née en 1952, Hélène Hazera entre à Libération en 1978, recrutée par Michel Cressole comme chroniqueuse télévision. Elle y reste jusqu’en 1999 et devient une spécialiste de la chanson francophone, sous des signatures comme « HH » ou « Mlle HH 007 ».

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À France Culture, elle présente « Chansons dans la nuit », puis « Chanson Boum », un rendez-vous de fin de soirée du vendredi. Elle s’y intéresse aussi aux musiques arabes et arabo-andalouses et à la poésie.

En 1985, elle conçoit une série documentaire en huit parties sur le cinéaste Jean Painlevé.

En 2020, la Scam lui décerne un prix pour l’ensemble de son travail sonore.

Du FHAR à Act Up-Paris, un engagement pour les personnes trans et séropositives

Avant le journalisme, Hélène Hazera avait joué dans « Les Intrigues de Sylvia Couski », en 1974. Elle participe au Front homosexuel d’action révolutionnaire, le FHAR, au début des années 1970, et au collectif des Gazolines.

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Dans les années 1990, elle rejoint Act Up-Paris et contribue à créer sa commission trans. Elle défend aussi les travailleuses du sexe et les personnes séropositives.

L’association STOP homophobie rappelle qu’elle parlait de sa transition, de la visibilité trans, de la prostitution et du sida d’un ton direct, parfois drôle, parfois dur, toujours très personnel.

Un documentaire sorti le 1er avril 2026 racontait son parcours

« Hélène Trésore Transnationale », réalisé par Judith Abitbol, est sorti le 1er avril 2026, six mois avant sa mort.

Ni le lieu ni la cause du décès n’ont été communiqués

Les éléments publiés à ce stade ne donnent ni le lieu ni les circonstances de sa mort, ni la date d’éventuelles obsèques.

Elle disparaît quelques jours après Henri Maler, fondateur de l’observatoire des médias Acrimed.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.