À retenir
- L’association STOP homophobie annonce son décès dans un hommage publié lundi 5 octobre 2026
- Elle est restée à Libération de 1978 à 1999, d’abord chroniqueuse télévision, puis spécialiste de la chanson francophone
- Elle a produit « Chanson Boum », rendez-vous nocturne du vendredi, et reçu un prix de la Scam en 2020
Au sommaire
La journaliste et productrice Hélène Hazera est morte à 74 ans, selon l’hommage publié lundi 5 octobre par l’association STOP homophobie. Elle avait été l’une des voix de la nuit sur France Culture.
Libération de 1978 à 1999, puis les nuits de France Culture
Née en 1952, Hélène Hazera entre à Libération en 1978, recrutée par Michel Cressole comme chroniqueuse télévision. Elle y reste jusqu’en 1999 et devient une spécialiste de la chanson francophone, sous des signatures comme « HH » ou « Mlle HH 007 ».
À France Culture, elle présente « Chansons dans la nuit », puis « Chanson Boum », un rendez-vous de fin de soirée du vendredi. Elle s’y intéresse aussi aux musiques arabes et arabo-andalouses et à la poésie.
En 1985, elle conçoit une série documentaire en huit parties sur le cinéaste Jean Painlevé.
En 2020, la Scam lui décerne un prix pour l’ensemble de son travail sonore.
Du FHAR à Act Up-Paris, un engagement pour les personnes trans et séropositives
Avant le journalisme, Hélène Hazera avait joué dans « Les Intrigues de Sylvia Couski », en 1974. Elle participe au Front homosexuel d’action révolutionnaire, le FHAR, au début des années 1970, et au collectif des Gazolines.
Dans les années 1990, elle rejoint Act Up-Paris et contribue à créer sa commission trans. Elle défend aussi les travailleuses du sexe et les personnes séropositives.
L’association STOP homophobie rappelle qu’elle parlait de sa transition, de la visibilité trans, de la prostitution et du sida d’un ton direct, parfois drôle, parfois dur, toujours très personnel.
Un documentaire sorti le 1er avril 2026 racontait son parcours
« Hélène Trésore Transnationale », réalisé par Judith Abitbol, est sorti le 1er avril 2026, six mois avant sa mort.
Ni le lieu ni la cause du décès n’ont été communiqués
Les éléments publiés à ce stade ne donnent ni le lieu ni les circonstances de sa mort, ni la date d’éventuelles obsèques.
Elle disparaît quelques jours après Henri Maler, fondateur de l’observatoire des médias Acrimed.
























