L’essentiel
- Le bureau exécutif du Cojop Alpes 2030 acte ce jeudi le départ de son président, nommé en février 2025
- L’État, les deux régions et les comités olympique et paralympique ont jugé, fin août, la confiance rompue
- Le directeur général Vincent Roberti assure l’intérim dans l’attente d’un successeur
- La commission de coordination du CIO est attendue à Lyon du 14 au 16 septembre
Le bureau exécutif du comité d’organisation des Jeux d’hiver 2030 doit entériner, ce jeudi, le départ d’Edgar Grospiron de sa présidence.
Ce qu’on sait
L’ancien champion olympique de ski de bosses avait été nommé à la tête du Cojop en février 2025. Sa mise à l’écart doit être actée ce jeudi, selon Le Dauphiné Libéré.
Fin août, l’État, les deux régions organisatrices et les comités olympique et paralympique français ont fait savoir au CIO que la confiance envers son président était rompue.
Le directeur général du comité, Vincent Roberti, doit assurer l’intérim.
Une gouvernance fragilisée depuis dix-neuf mois
La nomination de deux directeurs, l’été dernier, avait déjà tendu les relations au sein du comité.
Aux Jeux de Milan-Cortina, en février, le directeur général de l’époque, Cyril Linette, avait quitté ses fonctions en évoquant des « désaccords insurmontables » avec le président du Cojop.
Le projet a aussi changé de visage entretemps. Après l’élection d’Éric Ciotti, opposé à la transformation de l’Allianz Riviera en patinoire, Nice a quitté l’organisation des Jeux.
Le pôle glace a été redistribué vers la région lyonnaise, où le village olympique des épreuves de glace doit voir le jour à Oullins-Pierre-Bénite.
La suite
Plusieurs noms circulent déjà pour lui succéder : l’ancien biathlète Vincent Jay, l’ex-secrétaire général de la Fédération internationale de ski Michel Vion, l’ancien patron de la SNCF Guillaume Pepy, ou encore Amélie Oudéa-Castéra.
Le futur président devra avant tout réconcilier collectivités, fédérations sportives et État autour d’un projet déjà retardé par les crises à répétition.
Un test de crédibilité pour l’ensemble du comité, à cinq ans et demi de la cérémonie d’ouverture prévue dans les Alpes.
La commission de coordination du CIO doit se rendre à Lyon du 14 au 16 septembre pour examiner l’avancement des sites de compétition, quelques années après que les Alpes françaises ont été officiellement confirmées hôtes des Jeux.













