Un jeune Clermontois pensait avoir fait une bonne affaire en achetant une Renault Mégane RS d’occasion sur internet. Il ignorait que la carte grise indiquait un propriétaire bien particulier : Emmanuel Macron, domicilié au Palais de l’Élysée. L’histoire, révélée par le quotidien La Montagne, s’est terminée devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand.
L’essentiel
- Un Clermontois de 27 ans achète une Renault Mégane RS volée pour 8 500 euros
- Le véhicule était immatriculé au nom d’Emmanuel Macron, à l’adresse de l’Élysée
- Un contrôle routier révèle la fraude quatre mois après l’achat
- Il est relaxé du recel de vol mais condamné à 500 euros d’amende
Tout commence en février 2025. L’homme, âgé de 27 ans, repère une annonce alléchante et paie 8 500 euros pour la Mégane RS, alors qu’elle en vaut plutôt 13 000 à 14 000 euros sur le marché de l’occasion.
Une bonne affaire, pense-t-il. Jusqu’à un contrôle routier, quatre mois plus tard, le 18 juin 2025. Les policiers découvrent alors que le véhicule est volé et roule sans assurance.
Autre détail qui ne manque pas de sel : la carte grise mentionne comme propriétaire… Emmanuel Macron, à l’adresse du 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Autrement dit, l’Élysée.
Une vengeance présumée du vendeur
Devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, le 28 juillet dernier, l’acheteur a assuré ignorer totalement cette immatriculation frauduleuse.
Son avocat a avancé une explication : le vendeur, mécontent d’avoir été signalé pour des amendes impayées, aurait enregistré la voiture au nom du président par pure vengeance.
Le tribunal a suivi cette version. Le jeune homme a été relaxé du chef de recel de vol, mais condamné à 500 euros d’amende pour défaut d’assurance.
De quoi rester, malgré tout, avec une anecdote que peu de conducteurs peuvent raconter : avoir roulé, sans le savoir, dans la voiture du président.















