L’Iran a annoncé samedi la fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, en représailles aux frappes israéliennes au Liban malgré un cessez-le-feu signé mercredi avec Washington. Téhéran invoque la violation des engagements pris dans ce protocole d’accord irano-américain.
Le commandement central de l’armée iranienne a qualifié cette mesure de « première réponse » aux manquements israéliens, menaçant d’autres actions si les frappes se poursuivent. Les États-Unis ont toutefois indiqué que le détroit demeurait praticable, avec 55 navires marchands ayant transité en sécurité dans la journée. L’Iran a parallèlement envoyé une délégation en Suisse, laissant la voie ouverte à de nouvelles négociations.
Cette nouvelle fermeture du carrefour énergétique mondial fait craindre une flambée des prix du pétrole et des perturbations pour les économies européennes, dont la française, fortement dépendantes des importations d’hydrocarbures.














