Le sort des ancêtres kali’na et arawak, exhibés à Paris dans des « zoos humains » en 1892, pourrait être réglé ce lundi 15 juin à l’Assemblée nationale. Les députés examinent un texte qui permettrait de restituer à la collectivité de Guyane les restes humains de leurs ancêtres, conservés depuis plus d’un siècle dans des collections publiques parisiennes.
En 1892, trente-trois Amérindiens avaient été amenés de force en France pour être exhibés lors de spectacles ethnographiques alors appelés « zoos humains ». Huit moururent peu après leur arrivée dans le froid de l’hiver parisien ; les ossements de six d’entre eux demeurent au Musée de l’Homme, à Paris. Après un vote unanime du Sénat, l’Assemblée nationale devait se prononcer définitivement cet après-midi.
Si le texte était adopté, il ouvrirait la voie à des cérémonies funéraires en Guyane dès le 26 juin, au terme d’un long combat mené par les communautés kali’na et arawak pour le retour de leurs ancêtres.















