À l’occasion de la rentrée scolaire 2026, la question des salaires enseignants s’invite dans la campagne présidentielle. Tous les prétendants à l’Élysée rivalisent de générosité envers les professeurs français.
Édouard Philippe promet une hausse de 20 % sur cinq ans, Gabriel Attal avance 200 euros nets supplémentaires par mois, Jean-Luc Mélenchon veut appliquer cette revalorisation de 20 % immédiatement, tandis que Raphaël Glucksmann s’engage sur au moins 10 %. Selon une étude publiée fin août, les enseignants percevaient en moyenne 3 090 euros nets mensuels en 2024 — chiffre jugé insuffisant par tous les candidats. Ces engagements représentent plusieurs milliards d’euros annuels, sans financement clairement détaillé.
Ces annonces en cascade reflètent l’attractivité déclinante du métier enseignant, sujet récurrent dans un pays où les postes vacants dans l’Éducation nationale se multiplient. La rentrée 2026 acte un consensus rare entre formations politiques antagonistes sur ce thème sensible.














