Le PDG de Qualcomm prédit la mort du smartphone dès 2028

Stéphane Larue
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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Le PDG de Qualcomm, Cristiano Amon, l’affirme sans détour : le smartphone ne sera plus l’appareil central de nos vies d’ici 2028. À la place, des lunettes connectées, bijoux et autres accessoires pilotés par l’IA prendront le relais. Et Qualcomm travaille déjà en secret avec OpenAI et Meta sur ces futurs objets.

C’est le message que le patron de Qualcomm a délivré cette semaine dans plusieurs interviews accordées à Fortune. Pour Cristiano Amon, 2026 marque un tournant : les agents IA — ces programmes capables d’exécuter des tâches complexes de façon autonome — entrent enfin dans le quotidien du grand public.

Des appareils qu’on porte, pas qu’on tient

Selon le dirigeant, la prochaine génération d’appareils technologiques ne ressemblera pas du tout à un téléphone. L’appareil ne sera pas quelque chose qu’on tient en main, mais quelque chose qu’on porte. Lunettes, pendentifs, broches et bagues connectées sont au cœur de cette vision.

Ces objets fonctionneront autour d’un concept central : l’agent IA personnel. Une intelligence artificielle permanente, toujours active, qui gère les communications, commandes et informations à votre place — sans que vous ayez besoin de regarder un écran.

Qualcomm se positionne comme le fournisseur de puces de référence pour cette révolution. Le groupe travaille ainsi sur des prototypes top-secrets avec OpenAI et Meta, deux des acteurs les plus ambitieux du secteur IA. Des appareils commerciaux devraient être disponibles en magasin courant 2027, avec une diffusion massive attendue en 2028.

2026, l’année des agents IA

Qualcomm ne parle pas de demain : la transition est déjà en cours. La firme de San Diego équipe aujourd’hui la plupart des smartphones Android haut de gamme avec ses puces Snapdragon — les mêmes qui commencent à propulser les premières lunettes IA sur le marché.

Amon est formel : d’ici 2028, une part significative des usages actuellement réservés au smartphone migrera vers ces nouveaux appareils. Navigation, messagerie, gestion d’agenda, achats en ligne — tout cela sera délégué à un agent IA accessible via une simple paire de lunettes ou un bijou discret.

Cette vision rejoint les ambitions d’iOS 27, qui laisse déjà le choix du moteur IA entre Gemini, Claude ou ChatGPT — signe que les systèmes d’exploitation se préparent activement à cette coexistence multi-agents.

La 6G au cœur de la transition

Pour que cette vision devienne réalité, il faudra une connectivité ultra-rapide et ultra-fiable. Qualcomm mise sur la 6G, dont les premières normes sont attendues pour 2028, pour alimenter ces appareils en temps réel. Le groupe prévoit de présenter ses premiers modems 6G commerciaux dans les prochains mois.

La course aux wearables IA ne fait que commencer. Google I/O 2026 a déjà révélé Gemini 4 et son intégration profonde dans Android 17, tandis qu’Apple diversifie ses fournisseurs de puces pour préparer ses propres appareils nouvelle génération.

Et si le vrai successeur du smartphone n’était pas un autre téléphone, mais une simple paire de lunettes ? Pour Amon, la réponse est oui — et 2028 sera l’année où nous commencerons vraiment à le comprendre.

À retenir

  • Le PDG de Qualcomm prédit que le smartphone sera remplacé par des lunettes et bijoux IA d’ici 2028.
  • Qualcomm développe en secret des appareils avec OpenAI et Meta, disponibles en 2027-2028.
  • 2026 est l’année où les agents IA passent du laboratoire au grand public selon Cristiano Amon.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.