Un rebondissement majeur dans l’affaire du navire de croisière MV Hondius : la souche Andes du hantavirus, la seule connue pour se transmettre entre humains, a été officiellement confirmée à bord le 6 mai 2026. L’Espagne a accepté d’accueillir le navire aux Îles Canaries tandis que l’OMS supervise en urgence l’évacuation des passagers malades.
Le MV Hondius est bloqué au large de Praia, capitale du Cap-Vert, depuis le 3 mai 2026. À bord : 88 passagers et 59 membres d’équipage dans l’impossibilité de débarquer. Trois personnes sont décédées, deux cas d’hantavirus ont été confirmés par l’OMS et cinq autres restent à l’investigation. Cinq ressortissants français se trouvent parmi les passagers, dont l’un a été identifié comme cas contact.
Ce qui change tout ce mercredi 6 mai : les autorités sanitaires ont confirmé la souche Andes, un hantavirus d’Amérique du Sud jusqu’ici cantonné à la Patagonie. À la différence des autres souches, l’Andes peut, dans de rares cas de contact étroit et prolongé, se propager de personne à personne. L’OMS a déclaré surveiller de près la situation tout en précisant que « le risque pour le grand public reste faible ».
L’Espagne prend en charge le navire
Après plusieurs jours de flottement diplomatique, le ministère espagnol de la Santé a accepté d’accueillir le MV Hondius aux Îles Canaries, « le lieu le plus proche disposant des capacités médicales nécessaires », selon l’OMS. L’arrivée est prévue dans un délai de trois à quatre jours. Trois passagers malades ont déjà été évacués par avion médicalisé le 5 mai vers les Pays-Bas et l’Allemagne. Un médecin de bord est en état grave.
À bord, des mesures sanitaires strictes ont été mises en place : isolement des cas suspects, protocoles d’hygiène renforcés et surveillance médicale continue. Les droits en cas de maladie des passagers français seront examinés dès leur rapatriement, selon les informations disponibles. L’ensemble de la situation reste placée sous coordination internationale, avec un suivi renforcé des risques sanitaires en Europe liés à cette émergence inédite.
L’épidémie sur le MV Hondius constitue le premier foyer documenté de ce hantavirus à bord d’un navire de croisière dans l’histoire maritime. Le suivi médical des personnes contact sera organisé dès le débarquement aux Canaries.
