Ce samedi 25 avril 2026, un épisode de pollution atmosphérique frappe la quasi-totalité du territoire français. Selon les données d’ATMO France, 87 départements sont concernés par une dégradation de la qualité de l’air, sous l’effet conjugué de l’ozone et des particules fines. Les personnes vulnérables sont appelées à la vigilance.
Le principal polluant en cause est l’ozone (O3), dont la formation est accélérée par la hausse des températures. La situation est particulièrement dégradée en Auvergne-Rhône-Alpes, où l’indice ATMO atteint 4 sur 6 — qualifié de « médiocre ». Soixante-seize autres départements enregistrent un air dégradé (indice 3 sur 6) : la moitié Ouest, l’extrême Est, la Corse, l’Yonne, la Nièvre et l’Hérault. Des particules fines (PM2.5) sont également relevées à des niveaux préoccupants, notamment près des grands axes routiers. Seuls sept départements — dont l’Île-de-France et l’Ariège — bénéficient d’un air satisfaisant. Cet épisode s’inscrit dans un contexte inquiétant : la France a atteint son jour du dépassement dès le 24 avril 2026.
Les gestes à adopter pour se protéger
Les autorités sanitaires recommandent aux personnes vulnérables — asthmatiques, enfants, personnes âgées et femmes enceintes — de limiter les activités physiques en extérieur et d’éviter les zones à fort trafic. En cas de gêne respiratoire, consultez un médecin ou un pharmacien. Aérez votre logement tôt le matin plutôt qu’en milieu de journée. Pour suivre la qualité de l’air dans votre département, consultez Atmo France (atmo-france.org) en temps réel. Rappelons que lors d’une précédente alerte à l’ozone en Île-de-France, des restrictions de vitesse avaient été imposées.

