À ne pas
manquer

Arrêt maladie en 2026 : indemnités, droits et démarches

Arrêt maladie en 2026 : montant des indemnités journalières, délai de carence, démarches à effectuer et droits des salariés à connaître.

Stéphane Larue
Publié par
Stéphane Larue
Publié parStéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
6 Min de lecture
6 Min de lecture
Photo : Karolina Grabowska / Pexels

Tomber malade et se retrouver en arrêt de travail soulève immédiatement des questions concrètes : combien va-t-on toucher, quand, et quelles démarches accomplir ? En 2026, les règles ont légèrement évolué. Voici tout ce qu’il faut savoir pour ne pas se retrouver à court d’argent ou hors délai.

Qui peut bénéficier des indemnités journalières ?

Pour percevoir des indemnités journalières (IJ) de l’Assurance maladie, il faut remplir plusieurs conditions au moment de l’arrêt. Le salarié doit avoir travaillé au moins 150 heures au cours des trois mois précédant l’arrêt, ou avoir cotisé sur un salaire équivalent à 1 015 fois le SMIC horaire au cours des six derniers mois. En pratique, la très grande majorité des salariés en CDI ou CDD remplissent ces critères sans difficulté.

Les travailleurs indépendants, artisans et commerçants affiliés à la Sécurité sociale des indépendants (SSI) bénéficient également d’IJ, mais leur montant est calculé différemment, sur la base du revenu annuel moyen des trois dernières années.

Combien touchera-t-on pendant l’arrêt maladie ?

Les indemnités journalières représentent 50 % du salaire journalier de base, calculé sur la moyenne des trois derniers salaires bruts. En 2026, ce montant est plafonné à environ 52,28 € par jour. Pour les familles nombreuses (trois enfants à charge ou plus), le taux passe à 66,66 % à partir du 31e jour d’arrêt.

À ces IJ versées par la CPAM s’ajoute souvent le maintien de salaire par l’employeur, selon les dispositions de la convention collective. Nombreux sont les salariés qui touchent ainsi 90 %, voire 100 % de leur salaire net pendant les premières semaines, grâce à la complémentaire employeur.

Le délai de carence : trois jours sans indemnité

C’est le point qui surprend le plus : les trois premiers jours d’un arrêt maladie ordinaire ne sont pas indemnisés par la Sécu. Ce délai de carence s’applique à chaque arrêt, sauf si un nouvel arrêt survient dans les 48 heures qui suivent la reprise, ou si l’arrêt fait suite à une hospitalisation ou à une ALD (affection de longue durée).

En revanche, certains employeurs prennent en charge ces jours de carence via leur convention collective ou leur accord d’entreprise. Il vaut la peine de vérifier ce point auprès des ressources humaines avant de supposer une perte de revenus.

Les démarches à effectuer dès le premier jour

Le médecin prescrit l’arrêt via un avis d’arrêt de travail électronique (AAT dématérialisé), transmis directement à l’Assurance maladie et à l’employeur. Depuis 2021, le papier est progressivement abandonné au profit de cette transmission automatique. Néanmoins, le salarié doit toujours prévenir son employeur dans les 48 heures, soit par courrier, soit par mail, en indiquant la durée prévisible de l’arrêt.

Si le médecin remet encore un volet papier, il faut envoyer les volets 1 et 2 à la CPAM et le volet 3 à l’employateur dans ce même délai de 48 heures. Dépasser ce délai peut entraîner une réduction des indemnités journalières.

Contrôle médical et sanctions possibles

L’Assurance maladie peut mandater un médecin-conseil pour effectuer une contre-visite à domicile ou convoquer le salarié à un examen. Si le médecin estime que l’arrêt n’est pas justifié, le versement des IJ peut être suspendu. De son côté, l’employeur peut également diligenter une contre-visite médicale privée. Dans tous les cas, respecter ses horaires de présence à domicile (généralement 9h-11h et 14h-16h, sauf autorisation de sortie) est indispensable pour éviter tout litige.

Arrêt longue durée et affections de longue durée (ALD)

Pour les arrêts qui s’étendent au-delà de six mois, des règles spécifiques s’appliquent. Le taux d’indemnisation reste à 50 % mais les droits sont prolongés jusqu’à trois ans maximum pour une même maladie. En cas d’ALD reconnue (diabète, cancer, insuffisance cardiaque, etc.), le délai de carence est supprimé et le plafond de durée est repoussé. Une demande de reconnaissance d’ALD auprès de la CPAM est alors fortement conseillée pour optimiser sa prise en charge.

Quelques conseils pratiques

Vérifier sa convention collective avant tout arrêt prolongé permet de savoir exactement ce que l’employeur prend en charge. Consulter son espace Ameli (ameli.fr) dès le début de l’arrêt permet de suivre en temps réel le versement des IJ et de signaler toute anomalie. Enfin, en cas de difficultés financières liées à un arrêt prolongé, des assistantes sociales de la CPAM peuvent orienter vers des aides complémentaires (fonds de secours, échelonnement de dettes).

Un arrêt maladie bien géré, c’est aussi une reprise plus sereine. Se concentrer sur sa santé sans stress financier passe par la connaissance de ses droits.

Partagez cet article
Publié parStéphane Larue
Follow:
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.