À retenir
- Des missiles balistiques russes ont atteint la centrale thermique CHP-4 de Kiev vers 22 h 40, heure locale, mardi 13 octobre
- Le bilan publié par le Kyiv Post s’établit à deux morts et 21 blessés, dont un enfant de 8 ans
- Volodymyr Zelensky affirme que l’Ukraine n’a reçu aucun avertissement de ses partenaires occidentaux, pour la deuxième nuit de suite
- Donald Trump avait annoncé le 11 octobre une trêve énergétique entre Moscou et Kiev, dont l’Ukraine dit n’avoir jamais été informée
La centrale thermique CHP-4, l’une des principales installations énergétiques de Kiev, a été touchée par des missiles balistiques russes dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre. Le maire de la capitale, Vitali Klitschko, a fait état de frappes sur plusieurs sites énergétiques de la ville.
L’ampleur des dégâts sur le réseau électrique restait en cours d’évaluation mercredi matin.
Un immeuble de neuf étages touché dans le district de Desnianskyï
Un des missiles a frappé un immeuble résidentiel de neuf étages, sur la rive gauche du Dniepr. Selon le Kyiv Post, l’attaque a fait deux morts et 21 blessés, parmi lesquels un enfant de 8 ans.
Seize personnes ont été hospitalisées, dont quatre dans un état grave, d’après le même décompte. Un premier bilan, communiqué dans la nuit, faisait état d’un seul mort.
Ces chiffres restent provisoires.
Zelensky dit n’avoir reçu aucun avertissement deux nuits de suite
Volodymyr Zelensky a confirmé que la cible principale était l’infrastructure énergétique, et en particulier la CHP-4. Le président ukrainien a indiqué que les systèmes de détection n’avaient repéré les missiles qu’à l’approche immédiate de Kiev.
Il affirme surtout que l’Ukraine n’a reçu aucune alerte préalable de ses alliés, pour la deuxième nuit consécutive. La veille, le 12 octobre, cinq missiles balistiques avaient déjà frappé des infrastructures civiles de la capitale, l’alerte aérienne n’étant déclenchée qu’après les explosions.
Son conseiller Dmytro Lytvyn a confirmé l’absence de notification ces deux nuits. L’armée de l’air ukrainienne assure n’avoir rien reçu par les canaux internationaux habituels, et les militaires comme le renseignement enquêtent sur ce silence.
Volodymyr Zelensky a ajouté que le renseignement ukrainien observait des préparatifs russes pour de nouvelles attaques balistiques.
Une trêve énergétique annoncée par Donald Trump le 11 octobre
Ces frappes surviennent trois jours après l’annonce, par Donald Trump, d’une trêve sur les infrastructures énergétiques entre la Russie et l’Ukraine. Un haut responsable ukrainien a déclaré au Kyiv Independent que Kiev ne disposait d’aucune information sur un tel accord.
Le jour même de cette annonce, Vitali Klitschko signalait déjà des lignes à haute tension endommagées et des coupures d’eau dans une partie de la ville.
Volodymyr Zelensky lie de son côté les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes à l’attitude de Moscou : elles ne cesseront, dit-il, que lorsque la Russie arrêtera de viser le réseau ukrainien. Kiev estime avoir réduit de 45 % la capacité de raffinage russe, un chiffre avancé par la partie ukrainienne.
L’énergie s’impose comme un dossier central des échanges entre Washington et Moscou, comme l’a montré l’accord Trump-Poutine qui autorise le diesel russe.
























