À retenir
- Jeudi 5 novembre, le vol EI402 parti de Dublin pour Rome a atterri peu après 10 heures sur la base aérienne d’Évreux, dans l’Eure.
- Selon Matignon, les 151 passagers et les six membres d’équipage sont sains et saufs ; des démineurs militaires ont inspecté l’appareil.
- Deux autres vols européens ont été visés jeudi, deux jours après au moins sept alertes jugées fausses le mardi 3 novembre.
Au sommaire
Un Airbus A320 de la compagnie irlandaise Aer Lingus a interrompu sa route vers l’Italie jeudi 5 novembre, à la suite d’une alerte à la bombe. L’armée de l’Air et de l’Espace l’a accompagné jusqu’à la base aérienne d’Évreux, où il s’est posé en fin de matinée.
Le cabinet du Premier ministre a confirmé le déroutement. Matignon dit suivre la situation « en temps réel », conformément aux procédures, et indique que toutes les personnes à bord ont été mises en sécurité.
Un survol de l’Île-de-France avant Évreux
Le vol EI402 avait quitté Dublin dans la matinée, avec une arrivée à Rome-Fiumicino prévue vers 10 h 30. D’après Le Parisien, qui s’appuie sur les relevés du site de suivi Flightradar24, l’appareil a traversé le ciel francilien avant de toucher la piste normande un peu après 10 heures.
Pour intercepter l’avion de ligne puis l’escorter jusqu’au terrain militaire, l’armée de l’Air et de l’Espace a déclenché sa permanence opérationnelle de sûreté aérienne.
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151 passagers évacués, des démineurs à l’œuvre
À bord se trouvaient 151 passagers et six membres d’équipage, tous indemnes selon le gouvernement. Une fois l’A320 immobilisé, des équipes de déminage de l’armée ont pris en charge son inspection.
Aer Lingus affirme travailler au réacheminement de ses clients vers leur destination finale dans les meilleurs délais.
Finnair et Wizz Air également visés jeudi
L’avion irlandais n’était pas seul concerné ce jeudi. L’agence de presse italienne Ansa, reprise par le quotidien francilien, signale qu’un vol Finnair entre Helsinki et Rome a achevé son trajet à Fiumicino sous escorte d’appareils militaires.
Un avion de Wizz Air qui reliait Milan à Varsovie a, lui, dû se poser à Vienne, en Autriche.
Au moins sept fausses alertes recensées mardi
Ces déroutements interviennent deux jours après une première série. Le mardi 3 novembre, au moins sept vols commerciaux opérés par Ryanair, Wizz Air, LOT et SAS avaient fait l’objet de menaces comparables, dont quatre appareils de Ryanair, parmi lesquels un Dublin-Rome.
Votre argent, vos droitsHeures creuses EDF : le groupe veut piloter le chauffe-eau de 5 millions de clients→Tous ces avions ont atterri sans incident et les fouilles n’ont révélé aucun engin explosif à bord. Les autorités des pays concernés ont qualifié ces alertes de fausses.
Les conclusions des démineurs attendues à Évreux
Aucun lien n’a été établi officiellement entre la vague de mardi et les incidents de jeudi.
Deux éléments restent attendus : les conclusions de l’inspection menée sur la base de l’Eure et le départ des passagers vers Rome, qu’Aer Lingus dit organiser au plus vite.
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