À retenir
- Mercredi 4 novembre 2026, les démocrates ont décroché la majorité dans les deux chambres du Congrès, avec 228 sièges sur 435 à la Chambre.
- Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Olivier Faure et Manuel Bompard ont salué sur X le recul du camp de Donald Trump.
- Sur RTL, Jordan Bardella a jugé que ce qui se passe dans les autres pays ne le regarde pas.
- Devant les députés, Jean-Noël Barrot a salué un bon signal pour la démocratie américaine et appelé à renforcer l’Europe.
Au sommaire
Les élections de mi-mandat américaines, organisées le mardi 3 novembre 2026, ont fait réagir la classe politique française dès le lendemain matin. Les démocrates ont pris le contrôle du Sénat et de la Chambre des représentants.
À gauche, plusieurs candidats déclarés à la présidentielle de 2027 voient dans ce résultat un signal pour la France. Le Rassemblement national, lui, refuse d’en tirer une leçon nationale.
Raphaël Glucksmann parle d’un message d’espoir
Le candidat social-démocrate a salué sur X « la victoire de la démocratie et de la décence ». Il a ajouté que la politique ne connaissait « aucune fatalité » et que ce sursaut des démocrates portait « un message d’espoir pour tous ».
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a rapproché le scrutin américain de la récente victoire de Lula au Brésil.
Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen-sur-Seine, a évoqué de son côté un espoir qui renaît face aux populistes.
Marine Tondelier en tire une leçon pour 2027
La candidate écologiste a estimé que les Américains avaient « payé deux fois pour voir », selon franceinfo. Elle espère que cette leçon servira en France.
Le sénateur écologiste Yannick Jadot a répété sur X que l’extrême droite n’était jamais une fatalité, rapporte LCP. Pour Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, c’est la mobilisation populaire qui fait reculer l’extrême droite à travers le monde.
Jordan Bardella écarte tout lien avec la France
Invité de RTL mercredi, le président du RN a refusé de commenter un scrutin étranger. Il a déclaré que « les électeurs sont souverains » et que les contextes des deux pays restaient différents.
Jordan Bardella a toutefois reconnu que l’intervention américaine en Iran avait de lourdes conséquences. Il a aussi distingué le second mandat de Donald Trump du premier, en particulier en politique étrangère.
Ces propos font suite à la prise de distance du RN avec Trump, visible depuis plusieurs mois. Le livre « Gouverner » du président du RN avait aussi fait parler de lui, après que Mediapart aurait été recalé du lancement de son livre.
Votre argent, vos droitsHeures creuses EDF : vos horaires changent dès le 4 novembre, ce que vous pouvez faire→Jean-Noël Barrot appelle à bâtir une Europe plus forte
Lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, mercredi, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a salué la victoire des démocrates comme une bonne nouvelle pour la démocratie américaine. Il a jugé les résultats « ni contestables ni contestés ».
Jean-Noël Barrot a aussi demandé de continuer à construire une Europe plus forte, plus prospère et plus démocratique, quels que soient les choix faits outre-Atlantique.
Le scrutin a aussi marqué l’élection d’Abdul El-Sayed, premier sénateur musulman des États-Unis. Le nouveau Congrès siégera à partir de janvier 2027. Les démocrates y prévoient des commissions d’enquête sur l’administration Trump, qui garde son droit de veto.
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