À retenir
- Reçus deux heures et demie à Matignon mercredi 21 octobre, les syndicats repartent sans aucune mesure annoncée
- Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, appelle à généraliser la grève à partir du jeudi 5 novembre
- La CFTC relève seulement une porte ouverte à une discussion sur le Smic
- Gérald Darmanin fait état de 174 incarcérations après les violences des 17 et 18 octobre
Au sommaire
Sophie Binet appelle à généraliser la grève à partir du jeudi 5 novembre. La secrétaire générale de la CGT l’a annoncé mercredi 21 octobre, à la sortie d’une réunion de deux heures et demie à Matignon avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
« Le gouvernement ne nous a annoncé aucune mesure, aucune prise en compte de nos revendications », a-t-elle déclaré.
Sept syndicats et quatre ministres autour de Sébastien Lecornu
Autour de la table : la CFDT, la CGT, FO, la CFTC, la CFE-CGC, l’Unsa et la FSU, ainsi que des représentants des policiers et des gendarmes. Sébastien Lecornu était entouré de Laurent Nuñez (Intérieur), Jean-Pierre Farandou (Travail), Édouard Geffray (Éducation) et David Amiel (Action et comptes publics).
Matignon avait fixé l’objet de la rencontre : garantir la liberté de manifester, que certains chercheraient à détourner en l’associant à des actes « inacceptables ». Les organisations lycéennes n’étaient pas invitées.
Les syndicats, eux, venaient parler salaires, pouvoir d’achat et factures d’énergie.
La CGT veut que la grève dure au-delà du 5 novembre
La date du 5 novembre figurait déjà au calendrier. Début octobre, l’intersyndicale avait lancé un appel commun à la grève dans le public et le privé, pour une seule journée.
La CGT va plus loin. « La grève doit prendre le relais », estime Sophie Binet, qui demande des assemblées générales sur les lieux de travail pour décider des suites du mouvement.
Ses revendications restent les mêmes : une hausse de 10 % du Smic, l’indexation des salaires sur les prix, une revalorisation des fonctionnaires et des moyens pour les services publics.
CFDT, CFTC et FSU déçues, sans rejoindre l’appel de la CGT
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, juge l’exécutif « pas vraiment dans le tempo ». « Il est impératif qu’il y ait des réponses sociales d’ici le 5 novembre », a-t-elle ajouté.
Cyril Chabanier, président de la CFTC, parle d’une réunion « très décevante ». Il note toutefois que le gouvernement a « ouvert la porte à une discussion autour du Smic ».
Pour Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, les réponses obtenues sont « très en dessous de ce que l’on peut attendre ».
174 incarcérations après les violences du 17 octobre
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, fait état de 174 incarcérations à la suite des violences des 17 et 18 octobre.
Cette réunion intervenait quatre jours après une journée marquée par des cortèges massifs, des mairies visées et des violences dans plusieurs villes.
Dans les transports, la SNCF fait partie des secteurs les plus exposés : quatre syndicats de cheminots ont déjà appelé à la grève le 5 novembre. L’appel de la CGT pourrait prolonger les perturbations au-delà de cette date, selon les préavis qui seront déposés.





























