Le tribunal pénal du Caire a condamné à la pendaison la présentatrice égyptienne Sarah Khalifa, ce dimanche 6 septembre, pour trafic de stupéfiants. Onze autres accusés écopent de la même peine, dans un dossier qui comptait vingt-huit prévenus au total.
L’essentiel
- Sarah Khalifa, 39 ans, animait l’émission policière Mission Impossible sur la chaîne Al-Mehwar
- Douze condamnations à mort, neuf peines de perpétuité et sept acquittements sur 28 accusés
- Plus de 750 kg de stupéfiants et de précurseurs chimiques saisis par les enquêteurs
- Un appel reste possible devant la Cour de cassation égyptienne
Ce qu’on sait
Le tribunal a jugé Sarah Khalifa et onze coaccusés coupables d’avoir dirigé une organisation destinée à importer des matières premières pour fabriquer des drogues de synthèse, avant de les revendre.
Sur les vingt-huit personnes jugées dans ce dossier, douze ont été condamnées à la pendaison, neuf à la perpétuité et sept ont été acquittées faute de charges suffisantes.
Les enquêteurs avaient saisi plus de 750 kilos de stupéfiants et de précurseurs chimiques, ainsi que des armes non déclarées, dans deux appartements transformés en laboratoires clandestins.
Le verdict a été rendu ce dimanche par le tribunal pénal du Caire.
Le contexte
Sarah Khalifa s’était fait connaître en présentant Mission Impossible, une émission consacrée aux affaires criminelles diffusée sur Al-Mehwar, avant de se lancer dans la cosmétique et l’événementiel. Elle revendiquait plus de deux millions d’abonnés sur Instagram.
Elle avait été arrêtée en avril 2025 et a toujours nié les faits.
« Je n’ai pas besoin de l’argent de la drogue », s’était-elle défendue, selon des propos rapportés par Al Jazeera.
L’Égypte prononce régulièrement des condamnations à mort dans les dossiers de trafic de stupéfiants jugés les plus lourds. Des coups de filet comparables ont récemment visé des réseaux transnationaux, comme ces onze Français arrêtés en Thaïlande pour trafic de drogue via Snapchat ou les deux narcotrafiquants du réseau DZ Mafia incarcérés en Algérie.
La suite
Les douze condamnés à mort disposent d’un droit de recours devant la Cour de cassation égyptienne, seule instance habilitée à confirmer ou annuler une exécution.
Cette procédure d’appel peut s’étirer sur plusieurs mois, voire plusieurs années, comme c’est souvent le cas dans les dossiers de stupéfiants les plus lourds jugés en Égypte.
Sarah Khalifa fait par ailleurs l’objet d’une procédure distincte pour agression, dans laquelle elle a également été condamnée à de la prison ferme, ce qui laisse présager d’autres échéances judiciaires dans les prochains mois.












