- Booba a annoncé lundi 28 septembre 2026 au soir avoir déposé une plainte en diffamation publique contre le streamer Anyme.
- Le rappeur conteste avoir menacé le vidéaste, comme celui-ci l’avait affirmé en marge du ZEvent, début septembre à Montpellier.
- Le communiqué de ses avocats a été publié sur X avec un seul mot : « RECADRER ».
- Anyme reste présumé innocent : seule la justice peut qualifier ses propos de diffamatoires.
Au sommaire
Le conflit entre Booba et Anyme passe des réseaux sociaux au terrain judiciaire. Le rappeur de 49 ans a fait savoir lundi soir qu’il avait déposé plainte pour diffamation publique contre le streamer de 23 ans, Maxence Turlot de son vrai nom.
En cause, des propos tenus par Anyme lors du marathon caritatif organisé sur Twitch du 4 au 7 septembre.
Booba dément tout message menaçant envoyé à Anyme
L’annonce a pris la forme d’un communiqué signé par ses avocats, partagé sur le compte X de l’artiste. Selon ce texte, Élie Yaffa, l’état civil de Booba, « n’a jamais tenu le moindre propos menaçant » envers le streamer.
Les conseils du rappeur estiment que soutenir l’inverse relève de la diffamation. Booba a accompagné la publication d’une légende d’un mot, « RECADRER ».
RECADRER… ⚖️ pic.twitter.com/8juCVtV0Bd
— Booba (@Boobaisback) September 28, 2026
Pendant le ZEvent, Anyme évoquait un « regarde derrière toi »
Interrogé en direct pendant le ZEvent 2026, à Montpellier, sur ses échanges avec le rappeur, Anyme avait d’abord dit ne pas les prendre au sérieux. Il avait aussi rappelé qu’il écoutait la musique de Booba depuis l’adolescence.
Le vidéaste avait ensuite raconté avoir reçu, selon lui, une story sur fond noir. Le rappeur y aurait écrit que ses sorties à Paris ne seraient « plus la même » et qu’il devrait « regarder derrière » lui.
Dès le 5 septembre, Booba avait répondu sur X qu’il n’en avait « pas le souvenir ». Il invitait Anyme à publier le message en question.
Les Ardentes, point de départ de l’affrontement cet été
La tension remonte à l’été. Booba avait renoncé à se produire au festival Les Ardentes, en Belgique, en invoquant la présence d’influenceurs à l’affiche. Le message semblait viser notamment Anyme.
« Dieu merci j’ai fait ma place et je n’ai donc pas besoin de cautionner tout et n’importe quoi pour survivre », avait alors écrit le rappeur.
Le streamer est devenu en quelques années l’une des figures de Twitch en France, jusqu’à percer dans la musique avec les droits de son titre « Shamballa ».
Diffamation publique : trois mois pour agir, un tribunal pour trancher
La diffamation publique est définie par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Elle consiste à imputer publiquement un fait précis qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne.
La victime dispose de trois mois à compter de la diffusion des propos pour engager des poursuites. Les déclarations d’Anyme datant de début septembre, la plainte intervient dans ce délai.
Le dépôt d’une plainte n’établit rien : il revient au tribunal correctionnel, s’il est saisi, de dire si les propos sont diffamatoires. La personne poursuivie peut notamment invoquer sa bonne foi ou apporter la preuve des faits allégués.
Ce n’est pas la première procédure de ce type engagée par le rappeur : il avait déjà porté plainte pour diffamation contre Magali Berdah en 2024.
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