Claire Hédon a quitté ce mardi ses fonctions de Défenseure des droits après six années de mandat, laissant derrière elle une institution sous tension. Son bilan est alarmant : les saisines ont bondi de 70 % depuis 2020, avec quelque 200 000 réclamations attendues en 2026.
Lors de sa conférence de presse de fin de mandat, la haute fonctionnaire s’est dite « effrayée » par les reculs de l’État de droit qu’elle a observés tout au long de sa mission. Son institution a résolu 165 000 litiges en 2025, huit sur dix par voie de médiation, sans aucun pouvoir coercitif.
Son successeur désigné, le sénateur LR François-Noël Buffet, cristallise déjà l’inquiétude : une pétition réunissant 50 000 signatures dénonce ses prises de position passées contre le mariage pour tous et l’ouverture de la PMA. Devant l’Assemblée nationale le 15 juillet, il a pourtant juré une « totale indépendance ».













