Le Maroc a rompu, dimanche 2 août, un silence de cinq jours sur la crise migratoire de Ceuta. Le ministère marocain de l’Intérieur n’évoque que 11 morts, très loin du bilan de 72 morts avancé par Madrid.
Selon les autorités marocaines, environ 40 000 personnes ont tenté de franchir illégalement la frontière avec l’enclave espagnole ces derniers jours. Rabat attribue cet afflux à « la diffusion de fausses informations sur Internet » ainsi qu’à des réseaux de passeurs, et annonce l’ouverture d’enquêtes.
Un bilan qui divise les deux pays
Le Maroc ne recense officiellement qu’une chute mortelle et dix noyades. L’Espagne, elle, maintient un bilan bien plus lourd de plusieurs dizaines de morts, sans qu’aucune méthode de comptage commune ne soit reconnue par les deux gouvernements.
Ce bilan espagnol n’a cessé de grimper depuis fin juillet, passant de 18 à 34 puis à 67 morts en quelques jours.
Sur le terrain, la quasi-totalité des migrants sont désormais repartis vers le Maroc, une semaine après le pic de la crise.
















