Airbus renonce à imposer quatre jours de présence sur site à ses salariés. L’avionneur a décidé de repousser sine die la réduction du télétravail prévue pour septembre, sous la pression d’une grève historique en Espagne et des protestations syndicales en France.
Depuis le 1er juillet, quelque 3 000 employés d’Airbus en Espagne se mobilisent contre la décision du PDG Guillaume Faury de ramener le télétravail à un seul jour par semaine au lieu de deux. Face à l’impact sur la production des programmes A320, A330 et A350, la direction a mis en pause ce changement organisationnel. À Toulouse et Labège, les syndicats (CGT, CFDT, FO) restent vigilants et une nouvelle consultation est prévue le 24 août pour décider de la suite du mouvement.
Ce recul illustre la montée en puissance des revendications sociales dans l’industrie aéronautique européenne, où les salariés entendent peser sur leurs conditions de travail malgré des carnets de commandes record.















