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Gilets jaunes : Benjamin Ball appelle à « désobéir massivement » samedi à la ConcordeActusDR

Gilets jaunes : Benjamin Ball appelle à « désobéir massivement » samedi à la Concorde

Le porte-parole des Gilets jaunes maintient le rassemblement de samedi à la Concorde, de 14 h à 19 h, malgré son interdiction. Les participants risquent 135 € d'amende.

Journaliste — Publié le
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À retenir

  • Vendredi 6 novembre 2026, la coordination des Gilets jaunes maintient son rassemblement de samedi place de la Concorde, pourtant interdit par la préfecture de police.
  • Son porte-parole Benjamin Ball appelle à la désobéissance et donne rendez-vous de 14 heures à 19 heures dans le 8e arrondissement.
  • Participer à une manifestation interdite expose à une amende de 135 euros ; l’organiser est passible de six mois de prison.
  • Les stations Concorde, Tuileries et Charles-de-Gaulle-Étoile resteront fermées samedi dès l’ouverture du métro, à la demande de la préfecture.
Au sommaire
  1. Les Gilets jaunes donnent rendez-vous de 14 heures à 19 heures
  2. Troisième interdiction de la préfecture en une semaine
  3. Amendes et métro fermé : les conséquences pour les Parisiens
  4. 70 000 policiers et gendarmes mobilisés dans tout le pays

Benjamin Ball, porte-parole de la coordination nationale des Gilets jaunes, a lancé vendredi 6 novembre un appel à « désobéir massivement ». Le mouvement maintient son rassemblement du samedi 7 novembre place de la Concorde, à Paris, malgré l’interdiction prononcée par la préfecture de police.

D’après les propos rapportés par franceinfo, il oppose deux camps : celui « de la démocratie et de la République », qu’il revendique, et celui de la « dérive autoritaire », qu’il attribue à Emmanuel Macron.

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Les Gilets jaunes donnent rendez-vous de 14 heures à 19 heures

« Nous irons à Concorde à 14h et nous y resterons jusqu’à 19h », a déclaré Benjamin Ball, cité par ICI Paris Île-de-France. Il promet un rassemblement pacifique et familial.

Ce samedi doit être le quatrième de suite pour cette mobilisation contre la vie chère, baptisée « acte IV » par ses organisateurs.

Vendredi, la coordination a aussi annoncé une plainte contre le préfet de police de Paris pour « entrave au droit de manifester ». Elle a été déposée auprès du tribunal judiciaire de Paris.

Troisième interdiction de la préfecture en une semaine

La préfecture avait déjà refusé le parcours Bastille-Concorde des Gilets jaunes pour le samedi 31 octobre. Elle avait alors imposé un trajet entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton, par les boulevards des Maréchaux.

Le jeudi 5 novembre, le même itinéraire demandé par les syndicats a de nouveau été écarté. Les autorités avaient alors fixé un parcours imposé entre République et Nation, contesté par les syndicats.

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Samedi, ce trajet reste le seul autorisé dans la capitale. Le cortège intersyndical, qui réunit la CGT, FO, la FSU, Solidaires et la CFDT, partira à 14 heures de la place de la République pour rejoindre la Nation par le boulevard Voltaire.

Amendes et métro fermé : les conséquences pour les Parisiens

Se trouver à un rassemblement interdit est puni d’une amende forfaitaire de 135 euros. Le Code pénal prévoit jusqu’à six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende pour celui qui organise une manifestation interdite.

À la demande de la préfecture, la RATP fermera dès l’ouverture du réseau les stations Concorde, Tuileries et Charles-de-Gaulle-Étoile, ainsi que d’autres arrêts autour des Champs-Élysées. À partir de 10 heures, les stations du boulevard Voltaire, d’Oberkampf à Rue des Boulets, ne seront plus desservies.

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Les rames traverseront ces stations sans s’arrêter.

70 000 policiers et gendarmes mobilisés dans tout le pays

Pour cette journée, le ministre de l’Intérieur a annoncé 70 000 policiers et gendarmes. Plusieurs villes interdisent aussi les rassemblements dans leur centre, dont Reims, Valence, Poitiers et Caen.

La mobilisation de samedi précède la réunion prévue lundi 9 novembre à Matignon, où Sébastien Lecornu recevra syndicats et patronat. Les Gilets jaunes n’ont pas indiqué s’ils participeraient à ces discussions.

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