À retenir
- Lundi 2 novembre au matin, Bart De Wever a remis sa démission au roi Philippe après une nuit de discussions budgétaires sans accord à Bruxelles.
- Le souverain n’a ni accepté ni refusé ce départ et reçoit dès mardi les présidents des cinq partis de la majorité fédérale.
- Les partenaires se divisent sur un effort de 10 milliards d’euros d’ici 2029, entre économies voulues par le MR et taxes défendues par Vooruit.
- Le chef du gouvernement belge est de nouveau attendu au palais vendredi 6 novembre, où le sort de la coalition Arizona pourrait se décider.
Au sommaire
Le Premier ministre belge Bart De Wever s’est présenté au Palais royal lundi vers 9h30 pour remettre sa démission. Réuni depuis dimanche 21 heures, le comité restreint de son gouvernement, le « kern », s’était séparé vers 1 heure du matin sans compromis sur le budget, rapporte La Libre.
Le roi Philippe « tient sa décision en suspens », indique le communiqué du palais.
Les cinq partis de l’Arizona butent sur 10 milliards d’euros d’économies
La majorité fédérale rassemble la N-VA du Premier ministre, le MR, Les Engagés, Vooruit et le CD&V. Leurs ministres cherchaient à boucler le budget 2027 et une trajectoire qui doit dégager 10 milliards d’euros jusqu’en 2029.
Le MR veut trouver l’essentiel de la somme dans des coupes de dépenses. Vooruit et Les Engagés réclament au contraire un effort des contribuables les plus aisés.
Le plafonnement de la hausse des dépenses de soins de santé a aussi divisé la table.
Pour les libéraux, le volume de nouvelles taxes envisagé dépasse « largement ce qui était prévu dans l’accord de gouvernement ». Sur ce point, le parti n’a pas bougé de la nuit.
Le roi Philippe reçoit les présidents de parti jusqu’à vendredi
Les consultations au palais débutent mardi 3 novembre avec les dirigeants des cinq formations de la majorité. Bart De Wever doit revenir voir le souverain vendredi 6 novembre.
Président des Engagés, Yvan Verougstraete juge la situation « grave » et dit vouloir apporter des propositions concrètes au roi. Le CD&V plaide pour une reprise rapide des négociations, estimant qu’une crise gouvernementale ne réglerait rien.
À la Chambre, les travaux se poursuivent normalement cette semaine.
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Installé en février 2025, le gouvernement De Wever avait déjà failli tomber sur le budget à l’automne 2025. Le 6 novembre 2025, le Premier ministre avait rendu compte au roi des désaccords de sa majorité, sans démissionner, selon BX1.
Le souverain avait alors exigé de chaque partenaire qu’il dépasse ses divergences pour donner au pays une trajectoire budgétaire claire. Les négociateurs avaient ensuite obtenu un délai courant jusqu’au 24 décembre.
Cette fois, Bart De Wever a franchi l’étape de la démission formelle, laissée entre les mains du roi.
Vendredi, le roi peut refuser la démission ou l’accepter
Si les cinq partis s’entendent d’ici vendredi, Philippe peut refuser la démission et maintenir l’équipe en place. Dans le cas contraire, son acceptation ouvrirait une crise gouvernementale.
Sans budget 2027 adopté à temps, l’État fédéral passerait aux douzièmes provisoires, un régime qui limite ses dépenses mensuelles à celles de l’exercice précédent. Une telle situation freinerait aussi les réformes promises par la coalition.
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