À retenir
- Le 2 novembre, la plateforme de l’Assemblée nationale affiche 500 471 soutiens à la pétition demandant la fermeture de CNews.
- Lucas Massoni a déposé cette initiative citoyenne le 10 juin ; elle réclame aussi le retrait de la convention TNT.
- Le franchissement du seuil permet d’envisager un débat parlementaire, sous conditions ; il ne déclenche aucune fermeture automatique.
La pétition visant CNews franchit les 500 000 signatures lundi 2 novembre. Le compteur de l’Assemblée nationale indique 500 471 soutiens lors de la consultation, pour cette initiative déposée par Lucas Massoni.
Son auteur demande la fermeture du média et le retrait de sa convention TNT. Le nombre de signataires ouvre une possibilité parlementaire, sans constituer une décision contre la chaîne.
La pétition contre CNews franchit un nouveau palier
Déposé en juin, le texte connaît une accélération depuis plusieurs jours. LCP relevait déjà plus de 300 000 signatures samedi 31 octobre, après le passage des 200 000 la veille.
Cette progression intervient après l’attaque de Trappes, qui a relancé les critiques politiques visant la chaîne.
Le texte conteste sa ligne éditoriale et présente sa fermeture comme l’objectif de la mobilisation. Ces positions sont celles du pétitionnaire ; leur publication sur une plateforme parlementaire ne leur donne pas valeur de conclusions officielles.
Les critiques dépassent le cadre de cette initiative
La contestation touche aussi le secteur culturel, avec le clip dans lequel OrelSan vise CNews, publié vendredi.
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a également critiqué le groupe médiatique de Vincent Bolloré. Selon Le Parisien, il a demandé aux médias de ne plus accueillir de personnes condamnées pour racisme.
Yannick Jadot a, de son côté, proposé un renforcement des sanctions contre les chaînes diffusant des propos racistes. Cette proposition politique reste distincte de la demande de fermeture portée par la pétition.
Un débat à l’Assemblée reste soumis à une décision
La procédure prévoit plusieurs étapes parlementaires.
Votre argent, vos droitsPanne Revolut ce mercredi : un bref incident de connexion, désormais résolu→Une commission reçoit la pétition selon son objet. Un rapporteur peut ensuite proposer son examen, accompagné d’un rapport, ou son classement.
Pour envisager une discussion dans l’hémicycle, les 500 000 signatures doivent provenir d’au moins trente départements ou collectivités ultramarines. La Conférence des présidents conserve la décision d’organiser ce débat.
Le compteur ne remplace donc pas cette décision parlementaire. La suite dépendra du traitement de l’initiative par les instances de l’Assemblée, puis de l’éventuelle inscription d’une discussion à son ordre du jour.
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