À retenir
- Samedi 31 octobre, des pavés et des bouteilles en verre ont visé les CRS qui barraient le boulevard Chave, dans le 5e arrondissement
- Parti vers 14 h des Réformés, le cortège n’avait déposé aucun parcours auprès de la préfecture des Bouches-du-Rhône
- Les rassemblements non déclarés restent interdits à Marseille et dans sept autres communes jusqu’au lundi 2 novembre à 5 h
- Un couvre-feu de 23 h à 5 h s’applique aux mineurs non accompagnés dans les secteurs visés par l’arrêté
Au sommaire
Des pavés ont été lancés sur les CRS qui bloquaient le boulevard Chave, à Marseille, samedi 31 octobre en début d’après-midi. Les forces de l’ordre ont répondu par des charges et des tirs de gaz lacrymogène, rapporte ICI Provence.
Environ 1 000 personnes s’étaient réunies vers 14 h devant l’église des Réformés, en haut de la Canebière. La préfecture n’avait reçu aucune déclaration de parcours.
Des barricades de poubelles entre le Jarret et La Blancarde
Le cortège a d’abord remonté le boulevard Longchamp, puis rejoint le Jarret, où il s’est heurté à un premier barrage. Les affrontements se sont ensuite concentrés sur le boulevard Chave, côté Blancarde.
Des manifestants ont renversé des conteneurs pour dresser des barricades et tenté de desceller des pavés. Des bouteilles en verre ont aussi volé vers les policiers. Rue Berthe-Simon, des poubelles ont été incendiées.
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du vendredi 30 octobreÀ la une : l’Arcom met en garde Radio FranceLire l’édition →Une partie des manifestants a ensuite suivi les rails du tramway, selon France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Des engins lanceurs d’eau avaient été positionnés à proximité.
Couvre-feu de 23 h à 5 h pour les mineurs jusqu’à lundi
Un arrêté de la préfecture des Bouches-du-Rhône interdit les manifestations et rassemblements revendicatifs non déclarés du vendredi 30 octobre à 18 h au lundi 2 novembre à 5 h. Huit communes sont visées : Marseille, Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Miramas, Aubagne, Cabriès, Les Pennes-Mirabeau et Arles.
Les mineurs non accompagnés n’ont pas le droit de circuler de 23 h à 5 h à Marseille, Aubagne, Cabriès et Les Pennes-Mirabeau. À Aix-en-Provence, l’interdiction court de 22 h à 6 h.
Ce couvre-feu porte sur les centres-villes et les grandes zones commerciales, dont La Valentine, le Centre Bourse et Plan de Campagne.
Partout dans le département, il est interdit de porter un casque, des gants, des genouillères ou un masque professionnel, tout comme une arme. La vente au détail de carburant et son transport dans un récipient portable sont aussi proscrits, comme les gaz et produits inflammables. D’autres villes ont pris des mesures du même type, à l’image du couvre-feu des mineurs instauré à Clermont-Ferrand.
15 000 manifestants en France à 14 h, selon l’Intérieur
Ce samedi marquait la troisième journée d’une mobilisation contre la vie chère, le manque de moyens dans l’éducation et la gestion policière du mouvement lycéen. À 14 h, le ministère de l’Intérieur comptait 15 000 participants dans 65 actions.
Le reflux est net : 37 000 manifestants et 108 actions le 24 octobre, 67 000 et 198 le 17 octobre. En milieu d’après-midi, 27 interpellations avaient eu lieu en France, contre 217 une semaine plus tôt.
Votre argent, vos droitsFacture électronique : Sarah Knafo, Lisnard et Ciotti n’ont pas obtenu la suspension→L’État a mobilisé 70 000 policiers et gendarmes, avec notamment des blindés Centaure de la gendarmerie filmés devant l’Élysée. Des tensions ont aussi éclaté à Lyon, à Grenoble et à Toulouse, où plus de 700 policiers et gendarmes étaient déployés.
Le centre-ville toujours marqué par les pillages du 17 octobre
La tension est forte à Marseille depuis la première journée. Le 17 octobre, 527 commerces ont été touchés dans la ville, dont 128 entièrement pillés.
Ce samedi, une partie des boutiques du centre restaient sans clients.
Dans la région, seule Toulon avait autorisé un défilé : le cortège de la CGT, de la FSU et de Solidaires partait à 14 h de la Bourse du travail. À Marseille, l’interdiction de manifester et le couvre-feu des mineurs restent en vigueur jusqu’au lundi 2 novembre à 5 h.
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