À retenir
- La Fage dénonce samedi le parcours Porte de Bagnolet – Porte de Charenton validé dans la nuit par le Conseil d’État
- L’Union lycéenne annonce qu’elle accepte ce trajet en bordure de Paris, départ prévu à 14 heures
- Une note policière évoque 100 000 à 150 000 manifestants attendus dans la capitale ce samedi
- Plus de 40 stations de métro et de RER sont fermées, un couvre-feu vise République et Châtelet-Les Halles
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L'essentiel de l'article en moins d'une minute.
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Les organisations de jeunesse ne parlent pas d’une seule voix face au parcours imposé à Paris pour la mobilisation de ce samedi. La Fage, première fédération étudiante, dénonce la décision rendue par le Conseil d’État, quand l’Union lycéenne dit se plier au tracé.
Le cortège doit partir à 14 heures de la porte de Bagnolet pour rejoindre la porte de Charenton par les boulevards des Maréchaux, à l’est de la capitale.
La Fage parle d’une nouvelle entrave au droit de manifester
Saisi par le gouvernement, le Conseil d’État a annulé dans la nuit de vendredi à samedi la décision du tribunal administratif de Paris, qui autorisait le défilé entre Bastille et Nation, rapporte franceinfo. Les juges ont estimé que le trajet en périphérie préservait la liberté de manifester tout en limitant les risques de débordements.
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du vendredi 30 octobreÀ la une : l’Arcom met en garde Radio FranceLire l’édition →La Fage y voit au contraire un nouvel obstacle au droit de manifester. La fédération accuse aussi les autorités de mettre délibérément en danger les cortèges.
L’intersyndicale de jeunesse devait se réunir samedi pour décider de la suite à donner au mouvement.
L’Unef et l’Union étudiante accusent la préfecture
Les critiques avaient commencé dès vendredi, quand le préfet de police Laurent Nuñez a refusé les tracés déposés dans le centre de Paris. « La préfecture nous balade de parcours en parcours », avait dénoncé Clara Privé, trésorière de l’Unef, qui accusait les autorités de vouloir « museler la parole de la jeunesse ».
Une représentante de l’Union étudiante évoquait de son côté « une répression administrative insupportable ». Après la décision du Conseil d’État, l’Union lycéenne a choisi l’apaisement : « Nous allons accepter le trajet ».
La CGT, coorganisatrice de la marche avec les organisations étudiantes, appelle elle aussi ses militants à suivre le parcours autorisé, à contrecœur. Ce bras de fer judiciaire avait été détaillé dans notre article sur la justice qui avait d’abord validé Bastille-Nation.
Jusqu’à 150 000 manifestants attendus selon une note policière
Une note de la direction de l’ordre public et de la circulation, consultée par BFMTV, table sur 100 000 à 150 000 personnes dans les rues de Paris. Le document redoute la présence de 300 à 600 militants d’ultragauche.
Les policiers y envisagent des tentatives d’envahissement du périphérique, des blocages de ses portes d’accès et des attaques contre des lieux de pouvoir.
Le tracé imposé longe justement le boulevard périphérique, en passant par les portes de Montreuil, de Vincennes et Dorée.
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Pour les manifestants comme pour les Parisiens, les déplacements seront compliqués toute la journée. Plus de 40 stations de métro et de RER sont fermées par mesure de sécurité, selon le dispositif annoncé par les autorités.
Un couvre-feu de 23 heures à 6 heures s’applique de samedi soir à lundi matin dans les secteurs de République et de Châtelet-Les Halles. Les horaires de fermeture des stations figurent dans notre article sur les fermetures du métro à République et Châtelet.
Au total, 70 000 policiers et gendarmes sont mobilisés en France pour cette troisième journée contre la vie chère. Le parcours retenu est présenté dans notre article sur le trajet Bagnolet-Charenton imposé par le Conseil d’État.
La décision de l’intersyndicale de jeunesse sur les prochaines dates de mobilisation est attendue dans la journée.
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