À retenir
- Le 28 octobre 2026, Hugo Travers a demandé à Emmanuel Macron s’il serait dans la rue s’il avait 17 ans aujourd’hui
- Le président a jugé la question « très dure » et renvoyé à des choix « très intimes », sans répondre par oui ou par non
- L’extrait, relayé par le compte Cerfia sur X, montre un échange tendu, titré « ne me caricaturez pas »
- Les organisations lycéennes appellent à de nouvelles mobilisations le 31 octobre et le 5 novembre
Emmanuel Macron n’a pas voulu dire s’il manifesterait aux côtés des lycéens. Interrogé mercredi 28 octobre par Hugo Travers, journaliste et fondateur de la chaîne YouTube HugoDécrypte, le chef de l’État a esquivé l’une des dernières questions d’un entretien d’une heure consacré à la colère de la jeunesse.
L’extrait, relayé dans la nuit par le compte d’actualité Cerfia sur X, circule largement depuis. Il tombe après plus d’un mois de blocages et de manifestations lycéennes contre Parcoursup.
« C’est très dur à dire » : Emmanuel Macron refuse de trancher sur ses 17 ans
La question est simple : à 17 ans, aujourd’hui, serait-il dans la rue ? Le président répond d’abord que « c’est très dur à dire », parce que ce sont « des choses très intimes ».
Il évoque ensuite le poids de l’entourage, en prenant l’exemple d’un ami qui irait lui-même manifester.
Le ton monte d’un cran. Le journaliste rappelle que les lycéens défendent aussi des revendications, les deux hommes se coupent la parole, et l’un reproche à l’autre de déformer ses propos. Cerfia a retenu la formule « ne me caricaturez pas » comme titre de son extrait.
« Être en désaccord sans aller dans la rue », la ligne défendue par l’Élysée
Le chef de l’État recentre ensuite sa réponse sur le mode d’action choisi par les jeunes. « Vous pouvez être en désaccord sans aller dans la rue », affirme-t-il.
Il conclut sur un ton plus conciliant : « cette génération-là qui est au lycée aujourd’hui, elle est à accompagner avec beaucoup de respect, d’ambition et de bienveillance ».
Le reste de l’entretien, consacré aux lycéens blessés, au carburant et à l’attaque de Trappes, est détaillé dans notre article sur les réponses de Macron face à HugoDécrypte.
15 000 places et un Parcoursup remplacé d’ici 2028 : le gouvernement n’a pas convaincu
L’entretien intervenait deux jours après les annonces du gouvernement, lundi 26 octobre. Selon franceinfo, l’exécutif promet 15 000 places supplémentaires dans le supérieur et un remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028.
Votre argent, vos droitsFacture électronique : Sarah Knafo, Lisnard et Ciotti n’ont pas obtenu la suspension→Les organisations lycéennes et étudiantes ont jugé ces mesures insuffisantes. Elles maintiennent leurs appels à manifester le samedi 31 octobre et le jeudi 5 novembre.
Face à Hugo Travers, Emmanuel Macron a assuré que « la jeunesse a été entendue ». Il souhaite que les lycées rouvrent à la rentrée de la Toussaint et dit vouloir revoir les représentants lycéens et étudiants dans moins de quinze jours. Sur le fond, il a écarté l’idée d’un droit universel à l’université réclamé par les lycéens.
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