Au sommaire
Cet article fait partie de notre dossier : suivez le direct et retrouvez tous nos articles sur l’accident de trains en Espagne.
Quelques heures après la collision d’Urda, une question domine : comment deux trains à grande vitesse ont-ils pu se retrouver sur la même voie ? Les autorités n’ont avancé aucune cause. Plusieurs pistes circulent dans la presse espagnole, et il faut les distinguer des faits établis.
Ce qui est établi
La collision a eu lieu à 8 h 54 sur la ligne Madrid–Andalousie, entre un AVE de Renfe et un train Iryo. Quatre voitures ont déraillé. La ministre de la Santé, Mónica García, a indiqué ne disposer d’aucune information sur la cause. Le gestionnaire du réseau, Adif, examine les systèmes de circulation et la chronologie des faits, et le ministre des Transports, Óscar Puente, a suivi la situation depuis le centre de contrôle d’Atocha.
La piste du LZB
Selon le quotidien El Mundo, le train Iryo aurait signalé une défaillance de son système de signalisation LZB avant d’être percuté. Le LZB est un dispositif de contrôle de vitesse et de distance entre les trains : il transmet au conducteur les informations de la voie et limite la vitesse si besoin. Cette information n’a pas été confirmée par les autorités. Des médias espagnols évoquent aussi une possible intervention humaine, sans élément vérifié à ce stade.
L’hypothèse du choc par l’arrière
D’après des sources du ministère des Transports citées par Telecinco, l’AVE aurait heurté l’arrière du train Iryo, entraînant le déraillement de deux voitures de ce dernier. Là encore, il s’agit d’une hypothèse préliminaire. D’autres éléments du dossier, comme la vitesse des deux trains au moment du choc, ne sont pas connus.
Les questions qui restent ouvertes
- Pourquoi le train Iryo se trouvait-il à l’arrêt ou à vitesse réduite sur la voie ?
- Le système de signalisation a-t-il fonctionné normalement pour l’AVE ?
- Quelle a été la chronologie exacte des ordres donnés par le centre de régulation ?
Les enregistreurs des deux trains seront déterminants. En Espagne, la commission d’enquête sur les accidents ferroviaires (CIAF) mène généralement l’analyse technique, en parallèle de l’enquête judiciaire.
Votre argent, vos droitsFacture électronique : Sarah Knafo, Lisnard et Ciotti n’ont pas obtenu la suspension→Nous actualisons cet article dès qu’une information officielle est publiée. Le détail heure par heure est dans notre direct.
Votre avis nous intéresse
Une réaction, un témoignage, une précision ? Écrivez-nous en quelques lignes : la rédaction relit chaque message avant de le publier.
Donner mon avis
Comment nous travaillons · Signaler une erreur
- Après Adamuz, nouvelle catastrophe : la grande vitesse espagnole face à ses questions 28/10 16h24
- Collision d’Urda : comment les secours se sont organisés sur la voie à grande vitesse 28/10 16h24
- Catastrophe ferroviaire en Espagne : agendas suspendus, hommages et réactions 28/10 16h24
- Trains vers l’Andalousie suspendus : billets, annulations et numéros à connaître 28/10 16h24
- Accident de trains en Espagne : 68 morts, ce que l’on sait de la collision d’Urda 28/10 16h24





