À retenir
- L’indemnité « grands rouleurs » de 100 € pour octobre-décembre 2026 se demande en ligne sur impots.gouv.fr à partir du mardi 27 octobre, selon la DGFiP
- Le plafond passe à 22 770 € de revenu fiscal de référence par part, contre 16 880 € pour la première aide
- Les bénéficiaires de l’aide d’avril-septembre reçoivent les 100 € automatiquement depuis le 16 octobre, sans démarche
- Le versement intervient environ dix jours après la demande, une seule fois par véhicule
Au sommaire
Les salariés et indépendants qui parcourent de longues distances pour travailler peuvent demander, à partir de ce mardi 27 octobre 2026, une indemnité carburant de 100 € couvrant octobre à décembre, indique l’administration fiscale sur impots.gouv.fr.
Le dispositif, créé par le décret du 15 octobre 2026 publié au Journal officiel le lendemain, prolonge la première aide de 100 € versée pour la période d’avril à septembre. L’administration l’évalue à environ 40 centimes par litre.
Le plafond passe de 16 880 à 22 770 € de revenu fiscal par part
C’est le changement principal. Selon Legifiscal, la première aide était réservée aux foyers sous 16 880 € de revenu fiscal de référence par part. Le seuil est désormais fixé à 22 770 € par part, d’après le simulateur de la DGFiP.
Des foyers qui dépassaient l’ancien plafond peuvent donc devenir éligibles. Le revenu retenu est celui de 2024, lu sur l’avis d’impôt émis en 2025.
Les foyers redevables de l’impôt sur la fortune immobilière au titre de 2024 restent exclus.
Plus de 15 km par trajet ou 8 000 km par an
Le véhicule doit servir à un usage professionnel, trajets entre le domicile et le travail compris. La DGFiP retient deux seuils au choix : plus de 15 km par trajet, soit 30 km par jour aller-retour, ou au moins 8 000 km par an.
Le demandeur doit être domicilié fiscalement en France, avoir eu 16 ans au 31 décembre 2024 et avoir perçu en 2024 des salaires, des bénéfices industriels et commerciaux, non commerciaux ou agricoles. Les revenus de chômage et de préretraite ne comptent pas.
Sont acceptés les véhicules à deux, trois ou quatre roues, thermiques ou hybrides non rechargeables, régulièrement assurés. Les voitures électriques et hybrides rechargeables, les poids lourds, les véhicules agricoles et les véhicules de fonction dont l’employeur paie le carburant sont exclus.
Pour qui déduit déjà ses frais de déplacement, la hausse de 10 % du barème kilométrique, votée à l’Assemblée mais pas encore acquise, relève d’un autre dispositif.
Les 100 € se demandent sur le simulateur d’impots.gouv.fr
La démarche se fait en trois temps, d’après les pages officielles :
- Munissez-vous de l’avis d’impôt sur les revenus 2024 pour relever le revenu fiscal de référence et le nombre de parts.
- Testez votre éligibilité avec le simulateur d’aide carburant sur impots.gouv.fr.
- Si le résultat est positif, déposez la demande depuis votre espace personnel : état civil, numéro fiscal, immatriculation et carte grise du véhicule.
L’argent arrive environ dix jours après la demande, sur le compte bancaire connu au titre de l’impôt sur le revenu. L’aide n’est accordée qu’une seule fois par véhicule.
Jusqu’au 31 décembre pour déposer, selon Legifiscal
Selon Legifiscal, les demandes restent possibles du 27 octobre au 31 décembre 2026. La page de l’administration fiscale ne mentionne pas de date limite : mieux vaut ne pas attendre la fin de l’année.
Les bénéficiaires de la première indemnité n’ont rien à faire : le versement automatique de 100 € est lancé depuis le 16 octobre.
L’aide arrive alors que le gazole se paie 2,378 € le litre en moyenne, le prix moyen relevé lundi 26 octobre.










