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L’essentiel
- L’indemnité journalière de l’Assurance maladie représente 50 % du salaire journalier de base, avec un maximum de 42,97 € brut par jour en 2026 (service-public.fr)
- Le salaire retenu est plafonné à 1,4 Smic, soit 2 613,82 € brut par mois, pour les arrêts commencés depuis le 1er avril 2025
- Trois jours de carence s’appliquent à chaque arrêt, puis le versement a lieu tous les 14 jours, week-ends compris
- L’employeur ne complète qu’à partir du 8e jour, et seulement après un an d’ancienneté
Au sommaire
- Comment calcule-t-on les 50 % de salaire jusqu’à 42,97 € par jour ?
- Combien coûtent les 3 jours de carence sur un arrêt de 10 jours ?
- Faut-il avoir travaillé 150 heures pour toucher l’indemnité ?
- Votre employeur doit-il compléter dès le 8e jour d’arrêt ?
- Ce que vous devez faire en cas d’arrêt maladie
- Vos questions sur les indemnités journalières d’arrêt maladie
Un médecin vous prescrit un arrêt de travail ? L’Assurance maladie vous verse la moitié de votre salaire de référence, dans la limite de 42,97 € brut par jour en 2026.
Au-dessus de 2 613,82 € brut par mois, votre salaire n’est plus pris en compte : le reste de la perte de revenu dépend de votre employeur, de votre convention collective ou de votre contrat de prévoyance.
Comment calcule-t-on les 50 % de salaire jusqu’à 42,97 € par jour ?
Pour un salaire mensuel, l’Assurance maladie additionne les trois derniers salaires bruts et divise le total par 91,25. Elle retient 50 % du résultat, d’après service-public.fr.
Le plafond de 1,4 Smic remplace l’ancien plafond de 1,8 Smic pour les arrêts commencés depuis le 1er avril 2025. Voici ce que cela donne selon le salaire, en calcul de la rédaction :
| Salaire brut mensuel | Indemnité par jour |
|---|---|
| 1 800 € | 29,59 € |
| 2 000 € | 32,88 € |
| 2 613,82 € | 42,97 € |
| 3 500 € | 42,97 € (plafonné) |
Ces montants sont bruts : des prélèvements sociaux s’appliquent ensuite, comme le détaille notre article sur la CSG de 6,2 % à 9,2 % sur les indemnités.
Combien coûtent les 3 jours de carence sur un arrêt de 10 jours ?
Chaque arrêt commence par trois jours de carence non indemnisés par l’Assurance maladie. Pour un salaire de 2 000 € brut, un arrêt de 10 jours donne sept jours payés, soit environ 230 € brut (calcul de la rédaction).
La carence ne s’applique pas si vous reprenez le travail moins de 48 heures entre deux arrêts. Elle ne joue pas non plus pour les arrêts successifs liés à une affection de longue durée (ALD), d’après service-public.fr.
Les indemnités sont versées tous les 14 jours, pour chaque jour calendaire, y compris samedis et dimanches.
Faut-il avoir travaillé 150 heures pour toucher l’indemnité ?
Pendant les six premiers mois d’arrêt, il faut avoir travaillé au moins 150 heures au cours des trois mois civils (ou des 90 jours) précédant l’arrêt. L’alternative : des cotisations calculées sur un salaire d’au moins 1 015 fois le Smic horaire.
Au-delà de six mois, l’exigence monte : être affilié depuis au moins 12 mois et avoir travaillé 600 heures sur les 12 mois précédents, ou cotiser sur 2 030 fois le Smic horaire.
La durée maximale est de 12 mois d’indemnités sur 3 années consécutives. En ALD, le versement peut courir jusqu’à 3 ans, et une nouvelle période s’ouvre après au moins un an de travail.
Les dépenses d’indemnités journalières maladie des régimes de base ont atteint 12,1 milliards d’euros en 2024, selon la Drees.
Votre employeur doit-il compléter dès le 8e jour d’arrêt ?
Oui, sous conditions. Il faut un an d’ancienneté, un certificat médical envoyé à l’employeur dans les 48 heures, et ne pas être salarié saisonnier, temporaire, intermittent ou à domicile.
Le complément démarre après 7 jours de carence, donc au 8e jour, sauf convention collective plus favorable. Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, il court dès le premier jour.
La durée dépend de l’ancienneté : 60 jours pour 1 à 5 ans, jusqu’à 180 jours à partir de 31 ans. L’employeur verse 90 % du salaire brut pendant la première moitié de cette période, puis 66,66 % pendant la seconde, après déduction des indemnités de la Sécurité sociale.
Ce que vous devez faire en cas d’arrêt maladie
- Utilisez le formulaire sécurisé : les anciens formulaires papier, photocopies et scans ne sont plus acceptés.
- Envoyez l’arrêt à votre caisse (CPAM, ou MSA pour le régime agricole) et le certificat médical à votre employeur sous 48 heures.
- Calculez votre indemnité : trois derniers bruts divisés par 91,25, puis 50 %.
- Lisez votre convention collective : elle peut prévoir un complément plus généreux ou un délai de carence plus court que le minimum légal.
- Surveillez les virements : un versement tous les 14 jours, sur le compte déclaré à la caisse.
Vos questions sur les indemnités journalières d’arrêt maladie
Les week-ends sont-ils payés pendant un arrêt maladie ?
Oui. L’indemnité est versée pour chaque jour calendaire, samedis, dimanches et jours fériés compris. Seuls les trois premiers jours de chaque arrêt restent non indemnisés par l’Assurance maladie.
Peut-on cumuler indemnités journalières et allocation chômage ?
Non. Les indemnités journalières ne se cumulent ni avec l’allocation chômage, ni avec les indemnités de maternité, ni avec celles d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Elles peuvent s’ajouter à une pension d’invalidité compatible avec une activité.
Que se passe-t-il après 12 mois d’arrêt ?
Hors ALD, le plafond est de 12 mois d’indemnités sur trois années consécutives, après quoi les droits sont épuisés pour la période. En ALD, le versement peut durer jusqu’à 3 ans, avec une nouvelle période possible après au moins un an de travail.
Mis à jour le 24 octobre 2026.









