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Arcom : lettre aux chaînes sur les manifestations, plusieurs séquences instruites

Le collège de l'Arcom demande aux télévisions et aux radios « la plus grande vigilance » sur les troubles depuis le 17 octobre, et a ouvert l'instruction de plusieurs séquences.

Stéphane Larue
Par
Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
4 min de lecture
Caméra vidéo professionnelle filmant une scène éclairée dans un studio
Photo : Caleb Oquendo / Pexels

L’essentiel

  • L’Arcom a adressé jeudi 22 octobre un courrier aux éditeurs de télévision et de radio sur la couverture des manifestations et des troubles à l’ordre public depuis le 17 octobre
  • Elle demande « la plus grande vigilance dans le traitement médiatique de l’actualité » et rappelle l’obligation de maîtriser son antenne
  • L’Arcom indique avoir engagé l’instruction de plusieurs séquences diffusées ; le communiqué ne nomme aucune chaîne
  • Le courrier a été décidé en collège plénier, mercredi 21 octobre
📑 Au sommaire
  1. Le collège de l’Arcom a décidé du courrier mercredi 21 octobre
  2. L’Arcom a engagé l’instruction de plusieurs séquences
  3. Le 20 h de France 2 du 18 octobre est déjà contesté en interne
  4. Réseaux sociaux : une veille avec le gouvernement et Bruxelles
  5. Signaler une séquence à l’Arcom : la démarche ouverte au public

L’Arcom a écrit jeudi 22 octobre aux éditeurs de télévision et de radio pour leur demander « la plus grande vigilance » dans la couverture des manifestations et des troubles à l’ordre public survenus depuis le 17 octobre. Le communiqué ne cite ni chaîne ni émission.

La démarche vient du collège plénier de l’autorité, réuni mercredi 21 octobre, selon le communiqué de l’Arcom.

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Le collège de l’Arcom a décidé du courrier mercredi 21 octobre

Dans sa lettre, l’Arcom salue le travail des journalistes qui couvrent les rassemblements dans des conditions de sécurité parfois très précaires. Elle condamne les intimidations et les agressions dont certains ont été victimes.

Elle demande aux éditeurs une information rigoureuse et équilibrée, en particulier lorsque ce qui est diffusé peut susciter la crainte ou accroître le risque de troubles à l’ordre public. Elle met aussi en avant le rôle des rédactions professionnelles, qui fournissent une information vérifiée et mise en contexte.

L’Arcom a engagé l’instruction de plusieurs séquences

Le texte rappelle que les chaînes doivent « maîtriser à tout moment leur antenne », notamment lorsque des propos discriminatoires ou portant atteinte aux droits des personnes sont tenus. L’Arcom précise avoir été saisie de nombreuses fois et avoir engagé l’instruction de plusieurs séquences.

Ces instructions peuvent conduire à des interventions auprès des éditeurs, voire à des sanctions. L’autorité ajoute qu’elle peut signaler au procureur de la République les propos pénalement répréhensibles tenus à l’antenne.

À notre connaissance, l’Arcom n’a pas précisé quelles séquences sont concernées, ni à quelle échéance elle rendra ses décisions.

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Le 20 h de France 2 du 18 octobre est déjà contesté en interne

Le courrier ne mentionne aucun reportage. Il intervient alors que le journal de France 2 du 18 octobre est discuté jusque dans la maison : Philippe Corbé a reconnu un manque de contexte, la CGT demande une démission. Rien dans le communiqué ne relie les deux dossiers.

Autre texte de la semaine pour l’audiovisuel public : le décret du 20 octobre sur la charte éditoriale et les plaintes, qui vise France Télévisions, Radio France et France Médias Monde.

Réseaux sociaux : une veille avec le gouvernement et Bruxelles

L’Arcom suit aussi la situation sur les réseaux sociaux, en lien avec le Gouvernement et la Commission européenne, et échange régulièrement avec les plateformes. Celles-ci doivent respecter la loi, le règlement européen sur les services numériques et leurs propres conditions d’utilisation, et retirer les contenus illicites qui leur sont signalés.

Signaler une séquence à l’Arcom : la démarche ouverte au public

Pour le téléspectateur ou l’auditeur, la lettre ne crée aucune règle nouvelle : elle rappelle des obligations existantes. Les suites éventuelles, interventions ou sanctions, ne seront connues que par les décisions que l’Arcom rendra publiques.

Tout public peut en revanche signaler un programme à l’autorité. La démarche en ligne est décrite sur service-public.gouv.fr et concerne les programmes de télévision, de radio et de vidéo à la demande.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.