À retenir
- Philippe Corbé, directeur de l’information de France Télévisions, reconnaît mercredi 21 octobre un manque de contexte dans le reportage du 20 h de France 2 du 18 octobre, selon franceinfo
- La CGT de France Télévisions réclame, dans un communiqué du 20 octobre, la démission de toute l’équipe de ce journal présenté par Laurent Delahousse
- Le syndicat compte 12 minutes d’images de casse, dont 4 avant la première voix de journaliste
- À notre connaissance, aucune décision de France Télévisions n’a été annoncée à ce stade
Au sommaire
- Quatre minutes de violences avant la voix de la journaliste, selon la CGT
- La CGT « se désolidarise complètement de ce JT de désinformation »
- Philippe Corbé : « Nous aurions dû être plus clairs »
- Où revoir le 20 h du dimanche 18 octobre
- Un débat qui s’ajoute aux polémiques sur la couverture du 17 octobre
Le reportage de fin de journal du 20 h de France 2 sur les violences du 17 octobre est contesté jusque dans la maison. Philippe Corbé, directeur de l’information de France Télévisions, a reconnu mercredi 21 octobre que « nous aurions dû être plus clairs, en contextualisant davantage ». Mardi, la CGT du groupe avait réclamé la démission de toute l’équipe du journal de Laurent Delahousse.
Quatre minutes de violences avant la voix de la journaliste, selon la CGT
Le syndicat vise le 20 h de France 2 du dimanche 18 octobre, présenté par Laurent Delahousse. Dans son communiqué daté du 20 octobre, il décrit un reportage intitulé « Au cœur des violences », composé d’images de heurts place de la République, à Paris, l’après-midi du 17 octobre.
La CGT y compte « 12 minutes d’images de casse jusqu’à la nausée » et affirme que la voix de la journaliste n’intervient « après 4 longues minutes » de violences. Elle ajoute : « Tant pis pour les revendications des manifestants, on ne les entendra pas. »
Le texte reproche aussi au journal d’avoir enchaîné avec une séquence sur Jean-Luc Mélenchon. D’après la CGT, la phrase citée, « c’est plus puissant que Mai 68 », portait sur la mobilisation de la jeunesse et non sur les violences.
La CGT « se désolidarise complètement de ce JT de désinformation »
Le syndicat qualifie le sujet de « clip de propagande ». Il écrit : « Pour la CGT, toute l’équipe du 20h du 18 octobre a failli et doit démissionner. » Il demande aussi des réponses claires au directeur de l’information sur les suites qu’il compte donner.
Ces qualificatifs sont ceux de l’organisation syndicale. Sa demande ne vaut pas décision.
Philippe Corbé : « Nous aurions dû être plus clairs »
Mercredi 21 octobre, le directeur de l’information de France Télévisions s’est exprimé auprès de franceinfo. « Nous aurions dû être plus clairs, en contextualisant davantage », a déclaré Philippe Corbé.
Il reconnaît que le bandeau, le montage et le commentaire auraient dû apporter plus d’informations aux téléspectateurs. L’amorce du journal présentait deux sujets menés en parallèle, mais cela « n’était pas suffisant », admet-il.
Le reportage avait déjà suscité des critiques de téléspectateurs. Laurent Delahousse ne s’est pas exprimé publiquement sur le sujet, à notre connaissance.
Où revoir le 20 h du dimanche 18 octobre
Les éditions du 20 heures de France 2 sont proposées en replay sur franceinfo.fr, par date de diffusion, ce qui permet de juger le reportage sur pièce. Le programme lui-même n’est pas modifié à ce stade : à notre connaissance, rien n’a été annoncé sur la composition de l’équipe du journal.
Un débat qui s’ajoute aux polémiques sur la couverture du 17 octobre
Cette controverse suit d’autres discussions sur le traitement médiatique des violences. Des étudiants en journalisme dénoncent la couverture des lycéens, et la DGSI a démenti les armes de guerre annoncées sur CNews chez les émeutiers.






























