À retenir
- Le crash a eu lieu mardi 20 octobre vers 22 h 40, dans le secteur de Rogéville, en Meurthe-et-Moselle.
- Deux aviateurs étaient à bord, un pilote et un navigateur ; un corps a été retrouvé, le second membre d’équipage était encore recherché dans le communiqué.
- L’avion relevait de l’escadron de chasse 2/3 « Champagne », de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey.
- Les causes ne sont pas établies et aucune identité n’a été communiquée.
Au sommaire
Deux enquêtes, l’une de sécurité, l’autre judiciaire, ont été ouvertes après la chute d’un Mirage 2000D près de Rogéville, mardi 20 octobre vers 22 h 40, indique l’armée de l’Air et de l’Espace dans un communiqué publié mercredi 21 octobre.
L’appareil appartenait à l’escadron de chasse 2/3 « Champagne », stationné sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, et rentrait de mission.
Un pilote et un navigateur à bord, un corps retrouvé
Le Mirage 2000D est un biplace. Selon le communiqué, deux aviateurs se trouvaient à bord : un pilote de chasse et un navigateur officier systèmes d’armes.
Un corps a été retrouvé, mais son identification doit encore être confirmée. Les recherches se poursuivaient pour retrouver le second membre d’équipage.
Cet état des lieux est celui du communiqué de mercredi ; il a pu évoluer depuis.
Le texte ne donne ni nom ni grade.
Une explosion signalée vers 22 h 30 à Rogéville
Des habitants ont signalé une forte explosion et une boule de feu vers 22 h 30, a rapporté le maire de Rogéville. L’armée de l’Air retient pour sa part l’heure de 22 h 40, sans autre précision sur l’écart.
Gendarmes et sapeurs-pompiers du SDIS 54 ont ratissé dans la nuit le secteur compris entre Rogéville, Domèvre-en-Haye et Tremblecourt, un drone ayant permis de repérer les débris. Nous détaillions ces premiers éléments dans notre article de mercredi matin.
Le Mirage 2000D, un avion d’attaque au sol déjà endeuillé en 2019
Le communiqué rappelle que le Mirage 2000D est un avion de combat biplace spécialisé dans les missions d’attaque au sol. La base de Nancy-Ochey en accueille des escadrons.
En janvier 2019, un autre Mirage 2000D s’était écrasé dans le Jura : ses deux membres d’équipage avaient été tués.
Ce que les deux enquêtes doivent établir
Les causes de l’accident ne sont pas connues et aucune hypothèse n’est avancée. Le communiqué ne précise pas qui conduit chacune des deux enquêtes ni sous quel délai elles doivent rendre leurs conclusions.
Deux procédures parallèles sont donc ouvertes : une enquête de sécurité, propre à l’institution militaire, et une enquête judiciaire.
Reste à connaître le sort du second aviateur, puis l’identité des deux militaires, qui n’a pas été rendue publique à ce stade.






























