EN DIRECTVigilance orange 21 octobre Gard : Le Cailar et Aimargues lourdement frappées, l'eau stagne encoreSuivre →

Grève du 5 novembre : la CGT et quatre syndicats appellent public et privé à l’arrêt

Pas de grève générale au sens strict : CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU appellent le jeudi 5 novembre à une grève interprofessionnelle. Revendications, secteurs touchés et délais à connaître.

Stéphane Larue
Par
Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
5 min de lecture
Grève du 5 novembre : la CGT et quatre syndicats appellent public et privé à l’arrêt
Image d’illustration générée par IA

À retenir

  • CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU appellent à une grève interprofessionnelle le jeudi 5 novembre, selon leur communiqué du 5 octobre
  • Le texte intersyndical ne parle pas de grève générale mais d’une journée de grève et de manifestations
  • Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF ont déposé leur propre appel pour le même jour
  • Les enseignants du premier degré doivent déclarer leur intention de grève au plus tard le lundi 2 novembre
Au sommaire
  1. CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU signent le même appel
  2. Salaires, Smic et point d’indice au cœur des revendications
  3. SNCF, écoles, hôpitaux : où la grève du 5 novembre peut se voir
  4. Le 2 novembre, date limite pour les enseignants du premier degré

Cinq confédérations syndicales, dont la CGT, appellent les salariés du public comme du privé, les jeunes et les retraités à faire grève et à manifester le jeudi 5 novembre. L’appel date du 5 octobre et la CGT l’a relancé le 19 octobre, deux jours après la mobilisation du 17 octobre.

Présentée sur les réseaux comme une « grève générale », la journée n’en porte pas le nom dans les textes syndicaux.

Publicité

CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU signent le même appel

Le communiqué intersyndical, publié le 6 octobre, réunit cinq organisations. Il appelle à « faire grève et manifester le jeudi 5 novembre prochain », après la mobilisation de la fonction publique du 29 septembre.

C’est donc une grève interprofessionnelle : chaque fédération décide ensuite de ses préavis et de ses mots d’ordre dans son secteur. Aucun syndicat n’a lancé d’appel à une grève générale reconductible.

Le 19 octobre, le bureau confédéral de la CGT a demandé aux salariés de faire du 5 novembre « une grande journée de convergence, de grèves et de manifestations ». La confédération revendique 800 000 manifestants le 17 octobre ; le ministère de l’Intérieur en a compté 550 000, dont 110 000 à Paris.

Salaires, Smic et point d’indice au cœur des revendications

Les cinq syndicats réclament des hausses de salaires dans toutes les branches, la revalorisation des pensions, du Smic et du point d’indice des fonctionnaires.

Ils demandent aussi davantage de moyens pour les services publics et des mesures de justice fiscale visant les patrimoines, les héritages et les dividendes. Le tract de la CGT vise les budgets de l’État et de la Sécurité sociale pour 2027, qui feraient selon elle payer « les salarié·es, les retraité·es, et les malades ».

De son côté, la CGT ajoute à ces demandes l’abandon de Parcoursup et l’arrêt des licenciements, deux mots d’ordre absents du texte commun.

Publicité

SNCF, écoles, hôpitaux : où la grève du 5 novembre peut se voir

Le rail est le secteur le plus exposé. CGT-Cheminots, Unsa-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots appellent les agents à cesser le travail, avec des perturbations possibles sur les TGV, Intercités et TER. Le détail des circulations est traité dans notre article sur la grève SNCF du 5 novembre et les droits des voyageurs.

À la RATP, aucun préavis spécifique n’était connu au 20 octobre. Les écoles, les hôpitaux et les cantines dépendront des préavis déposés par chaque fédération.

Le 2 novembre, date limite pour les enseignants du premier degré

Dans les écoles maternelles et élémentaires, les enseignants doivent déclarer leur intention de grève 48 heures à l’avance, soit au plus tard le lundi 2 novembre selon le SE-Unsa. Si au moins 25 % d’entre eux sont grévistes, la commune doit organiser un service minimum d’accueil.

Dans les transports publics, la déclaration individuelle de 48 heures s’applique aussi, ce qui permet aux opérateurs d’annoncer leurs prévisions la veille.

Dans le privé, un salarié n’a pas de préavis à respecter : un appel national suffit pour couvrir son arrêt de travail. Dans la fonction publique, le préavis est déposé par un syndicat représentatif cinq jours avant.

La journée non travaillée n’est pas payée. Pour un agent de l’État, la retenue est d’un trentième du traitement mensuel, même pour une grève de quelques heures.

Publicité
Partager cet article
Suivre :
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.