Grève SNCF : un TGV sur trois à l’arrêt, vers un été tendu

Stéphane Larue
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Stéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Photo : Léa Claisse / Pexels

La SNCF a connu ce mercredi 10 juin une grève nationale, à l’appel de ses quatre syndicats représentatifs. TGV, Intercités, RER et Transilien ont été fortement perturbés toute la journée, avec en moyenne un TGV sur trois supprimé. Première action commune des cheminots depuis fin 2024, le mouvement fait planer la menace d’une suite cet été.

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L’essentiel

  • Grève nationale à la SNCF ce mercredi 10 juin, à l’appel des quatre syndicats représentatifs
  • Un TGV sur trois supprimé, un Intercités sur deux, RER et Transilien très perturbés en Île-de-France
  • Salaires et conditions de travail au cœur du conflit, après une hausse 2026 de 2,57 % jugée insuffisante
  • Les syndicats n’excluent pas un mouvement reconductible si les négociations échouent

Les voyageurs étaient prévenus de longue date. Depuis l’aube, le trafic ferroviaire est resté très dégradé sur l’ensemble du réseau.

L’appel à la grève était porté par la CGT-Cheminots, l’UNSA Ferroviaire, SUD-Rail et la CFDT Cheminots, à la suite d’un préavis commun déposé début mai.

Sur les grandes lignes, la direction tablait sur deux TGV sur trois en circulation. Les Intercités ne roulaient qu’à un train sur deux, de jour comme de nuit.

En Île-de-France, le trafic a été « fortement perturbé » sur la plupart des lignes de RER et de Transilien exploitées pour le compte d’Île-de-France Mobilités.

Tous les billets valables ce 10 juin pouvaient être annulés ou échangés sans frais, qu’ils soient ou non concernés par une suppression.

Pourquoi les cheminots étaient-ils en grève ?

Au cœur du conflit, la question des salaires. Les syndicats jugent insuffisante l’augmentation négociée pour 2026, fixée à 2,57 %.

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Ils estiment que cette hausse ne suit pas l’inflation ni la flambée des coûts de l’énergie, qui rognent le pouvoir d’achat des agents.

Les organisations dénoncent aussi des réorganisations internes et la filialisation du groupe, qu’elles décrivent comme « compulsives ».

Selon les syndicats, ces transformations s’accompagnent de mobilités forcées et d’une dégradation des conditions de travail. Ils pointent une hausse des accidents du travail et alertent sur des situations de souffrance, évoquant plusieurs suicides d’agents depuis le début de l’année.

La direction, de son côté, dit vouloir engager des « négociations constructives ». Elle met en avant les bénéfices réalisés en 2025, les primes versées et les salaires minimums garantis.

Vers une grève reconductible cet été ?

Officiellement, la mobilisation du 10 juin n’était prévue que pour une journée. Mais les syndicats la présentent comme un avertissement.

Plusieurs organisations n’excluent pas un mouvement reconductible si les discussions n’aboutissent pas, possiblement début juillet.

Un tel scénario ferait peser une menace sur le lancement du nouveau TGV-M, attendu le 1er juillet. À ce stade, aucune reconduction n’est toutefois confirmée.

À retenir

  • Grève nationale SNCF le 10 juin : un TGV sur trois supprimé
  • Salaires et conditions de travail au cœur du conflit
  • Menace d’une suite reconductible début juillet, non confirmée
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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.