À retenir
- L’Élysée a annoncé mardi 20 octobre 200 000 tonnes de diesel par mois venues des Émirats arabes unis et de Bahreïn
- Avec 95 000 tonnes saoudiennes prévues pour octobre et novembre, le total atteint 295 000 tonnes, acheminées par TotalEnergies
- La présidence reconnaît ne pas pouvoir chiffrer, à ce stade, l’effet de ces livraisons sur le prix du gazole
- La seule baisse datée reste celle promise par Matignon au 1er novembre, de 12 à 18 centimes par litre
Au sommaire
Emmanuel Macron a obtenu dans le Golfe 295 000 tonnes de diesel supplémentaires pour la France, sans pouvoir promettre aux automobilistes une baisse chiffrée. L’Élysée a détaillé ces engagements mardi 20 octobre, au deuxième jour d’une tournée au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Qatar, prévue jusqu’au mercredi 21 octobre.
Émirats, Bahreïn et Arabie saoudite fournissent les 295 000 tonnes
Abou Dhabi et Manama se sont engagés à livrer chacun 100 000 tonnes de diesel par mois. S’y ajoutent 95 000 tonnes déjà réservées auprès de l’Arabie saoudite pour octobre et novembre.
TotalEnergies assurera l’acheminement, avec de premières livraisons attendues dans les prochains jours, selon la présidence.
Selon notre conversion, sur la base d’une densité moyenne de 0,84 kilogramme par litre, le total représente environ 350 millions de litres de gazole. Soit l’équivalent d’environ sept millions de pleins de 50 litres.
Un peu plus de 10 % de la consommation française d’un mois
L’Élysée évalue ces volumes à un peu plus de 10 % de la consommation mensuelle de diesel du pays. Ils pèsent aussi près de 30 % de ce que la France importe chaque mois en produits pétroliers raffinés.
L’enjeu affiché tient autant à la sécurité d’approvisionnement qu’au prix. Paris cherche à moins dépendre du détroit d’Ormuz, devenu plus coûteux et plus risqué pour les navires depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
À 2,355 euros le litre, la pompe attend encore les cargaisons
Le gazole se vendait en moyenne 2,355 euros le litre mardi 20 octobre, selon prix-carburant.eu, qui agrège les relevés de 7 370 stations. Les tarifs allaient de 1,99 à 2,861 euros selon les points de vente.
La présidence reconnaît ne pas pouvoir mesurer, à ce stade, l’effet de ces livraisons sur ces prix.
Plusieurs étapes s’intercalent entre le pétrolier et le pistolet : le coût de l’assurance maritime, la logistique, les délais de livraison, puis les marges de distribution. Tant que les cargaisons ne sont pas arrivées, elles rassurent sur les volumes sans fixer de tarif.
La veille, notre relevé situait déjà le prix moyen du gazole au-dessus de 2,37 euros, un niveau qui pèse sur les ménages comme sur les professionnels.
Le 1er novembre, seule baisse datée du gazole
La seule diminution chiffrée reste celle annoncée par Sébastien Lecornu le 12 octobre. Le Premier ministre a promis 12 à 18 centimes de moins par litre de gazole à partir du 1er novembre, grâce à la mise sur le marché de 10 millions de barils puisés dans les stocks stratégiques.
Les distributeurs pourront acheter ces volumes dès le 28 octobre, et le dispositif doit courir jusqu’au 31 janvier 2027. Matignon chiffre le gain à environ 10 euros par plein.
Cette échéance revient aussi chez les transporteurs, qui ont suspendu leur mobilisation prévue le 21 octobre. Les tonnes du Golfe complètent ce dispositif, elles ne le remplacent pas.
D’ici là, le site public prix-carburants.gouv.fr permet de comparer les tarifs station par station. Une précaution utile alors que huit stations de Côte-d’Or se sont retrouvées à sec.






























