À retenir
- Le ministre Serge Papin a assuré jeudi 8 octobre à Ouest-France que la mesure prend effet le 1er novembre, avec un effet possible dès les premiers jours du mois.
- Le Premier ministre a libéré mercredi 10 millions de barils de diesel des stocks stratégiques, pour trois mois.
- Le ministère de l’Économie estime l’effet à 12 à 18 centimes par litre, soit 6 à 9 € sur un plein de 50 litres.
- Seul le diesel est concerné ; les distributeurs sont attendus à Matignon lundi 12 octobre.
Au sommaire
- Dix millions de barils cédés aux distributeurs pour trois mois
- Le gazole seul est visé, 2,35 € le litre en moyenne début octobre
- Lundi 12 octobre, les distributeurs sont convoqués à Matignon
- Six à neuf euros de moins sur un plein de 50 litres, au mieux
- Relever le prix de votre station avant le 1er novembre
Dix millions de barils de diesel sortent des réserves stratégiques françaises pour tirer le prix du gazole vers le bas, a annoncé le Premier ministre Sébastien Lecornu mercredi 7 octobre.
Le lendemain, le ministre Serge Papin a donné une échéance à Ouest-France : l’opération démarre le 1er novembre, et le recul pourrait se sentir dès le début du mois. Il juge que « cette décision aura un effet réel sur les prix ».
Dix millions de barils cédés aux distributeurs pour trois mois
Le gouvernement met sur le marché 10 millions de barils de diesel issus des stocks stratégiques, pour une durée de trois mois. Selon le communiqué du ministère de l’Économie, cette mise sur le marché doit faire baisser le prix de 12 à 18 centimes le litre. C’est une estimation, pas un tarif garanti.
Les barils seraient cédés aux distributeurs au prix de revient des stocks, antérieur à la flambée des cours, et un décret doit encadrer l’opération, d’après le gouvernement.
Serge Papin en donne l’ampleur : la libération représente environ 18 % de la consommation française de gazole sur trois mois.
L’initiative s’inscrit dans l’accord conclu le 2 octobre au sein du G7, qui prévoit de mobiliser 100 millions de barils de produits pétroliers issus des stocks stratégiques des grandes économies. Emmanuel Macron a par ailleurs demandé à des pays producteurs, dont l’Irak, le Nigéria et l’Arabie saoudite, de sécuriser les approvisionnements.
Le gazole seul est visé, 2,35 € le litre en moyenne début octobre
La mesure ne concerne que le diesel. Les automobilistes qui roulent à l’essence ne sont pas visés par cette baisse.
Début octobre, le litre de gazole se vendait 2,35 € en moyenne, contre 2,21 € pour le SP95-E10, selon AlertFuel. Un gazole qui perdrait 12 à 18 centimes passerait donc autour de 2,17 à 2,23 €, si la baisse était intégralement répercutée à la pompe.
La mesure s’ajoute aux aides déjà en place, notamment les mesures sectorielles de septembre et les soutiens aux gros rouleurs, précise le gouvernement.
Lundi 12 octobre, les distributeurs sont convoqués à Matignon
Sébastien Lecornu doit recevoir les distributeurs de carburants lundi à Matignon pour organiser concrètement la baisse. C’est à cette réunion que doivent se préciser les modalités de la répercussion à la pompe.
Le 1er novembre reste donc une promesse ministérielle tant que le décret et l’accord avec les enseignes ne sont pas publiés. Rien n’indique, à ce stade, que toutes les stations baisseront leurs prix le même jour.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait déjà exigé mardi 6 octobre que les baisses de prix soient répercutées aussi vite que les hausses.
Six à neuf euros de moins sur un plein de 50 litres, au mieux
Pour un réservoir de 50 litres, 12 à 18 centimes de baisse représentent 6 à 9 € d’économie par plein.
Un gros rouleur qui consomme 100 litres de gazole par mois gagnerait 12 à 18 € mensuels, au mieux. Le gain est un maximum théorique : le gouvernement parle d’un effet « mécanique », mais le prix à la pompe dépend aussi des cours du brut et des marges, que la mesure ne fixe pas.
Relever le prix de votre station avant le 1er novembre
Le site officiel prix-carburants.gouv.fr recense les prix relevés dans les stations françaises. Notez le tarif du gazole de votre station habituelle avant le 1er novembre : ce sera la référence pour mesurer la baisse réelle.
Comparez ensuite avec les stations voisines. Si la baisse annoncée n’apparaît pas à la pompe début novembre, l’écart avec les enseignes qui ont répercuté la mesure sera visible sur ce même site.
























