À retenir
- Le maire de Nice, Éric Ciotti, instaure à partir du lundi 19 octobre au soir un couvre-feu visant les mineurs dans les rues du centre-ville
- La mesure court de 21 heures à 6 heures, une heure plus tard que les couvre-feux décidés dans quatre communes du Nord
- Le parquet de Nice a placé 85 personnes en garde à vue après les violences du 17 octobre, dont 40 mineurs
- Le périmètre rue par rue, la durée et les sanctions n’étaient pas détaillés dans l’annonce municipale
Au sommaire
Les mineurs sont désormais visés par un couvre-feu dans les rues du centre de Nice, de 21 heures à 6 heures, à compter du lundi 19 octobre au soir. Le maire Éric Ciotti a annoncé cette mesure deux jours après les pillages qui ont touché des commerces de l’avenue Jean-Médecin.
Il dit vouloir protéger les Niçois des « hordes de racailles qui ont déferlé ce week-end dans les rues », selon ses propos rapportés par franceinfo.
Le centre de Nice fermé aux mineurs de 21 heures à 6 heures
La décision relève de la mairie. Elle concerne uniquement les mineurs et se limite aux rues du centre-ville, là où se sont concentrées les dégradations du 17 octobre.
Plusieurs points restaient en suspens lundi soir : la liste exacte des rues, la durée d’application, la possibilité de circuler accompagné d’un adulte et le montant des sanctions.
Les familles doivent donc se reporter à l’arrêté municipal, publié par la Ville de Nice, pour savoir si leur rue est incluse.
85 gardes à vue, dont 40 mineurs, après le 17 octobre à Nice
La manifestation du samedi 17 octobre a dégénéré dans l’hypercentre. Une quinzaine de commerces ont été dégradés ou pillés, principalement avenue Jean-Médecin.
Selon le parquet de Nice, 85 personnes ont été placées en garde à vue, dont 40 mineurs. Une dizaine de policiers ont été blessés, dont un grièvement, d’après France 3 Côte d’Azur.
Éric Ciotti réclame aussi des renforts de l’État. « Il manque 250 policiers », a-t-il déclaré.
Sébastien Lecornu a demandé aux préfets des couvre-feux localisés
L’annonce niçoise s’inscrit dans un mouvement national. Lundi, le Premier ministre a demandé aux préfets des couvre-feux « partiels et très localisés », en écartant l’état d’urgence, comme nous le détaillions dans les mesures annoncées par Sébastien Lecornu après les pillages.
Dans le Nord, des couvre-feux visant les mineurs s’appliquent pour deux jours, de 20 heures à 6 heures, dans plusieurs quartiers, selon le détail de la carte des couvre-feux à Lille, Douai, Wattignies et Denain.
À Nice, la mesure démarre une heure plus tard et porte sur le centre-ville, pas sur les quartiers périphériques.
En 2024, Christian Estrosi visait déjà les moins de 13 ans
Ce n’est pas le premier couvre-feu niçois. Du 1er mai au 31 août 2024, un arrêté de Christian Estrosi interdisait aux moins de 13 ans non accompagnés de circuler de 23 heures à 6 heures dans une dizaine de secteurs, dont l’Ariane, Las Planas et le Vieux-Nice.
Le seuil montait à 16 ans dans le quartier des Moulins. Saisi par deux associations, le tribunal administratif de Nice avait refusé de suspendre ce texte en mai 2024.
Pour les commerçants touchés le 17 octobre, les démarches d’indemnisation sont détaillées dans notre point sur qui rembourse les dégâts entre assurance, État et CIVI.





























